Jean-Baptiste Lamarck
(1744-1829)

À sa naissance, le 1er août 1744, Lamarck est le onzième enfant d’un modeste baron. Il entre à l’école jésuite de Amiens pour faire sa prêtrise mais après le décès de son père, il s’engage dans un régiment d’infanterie pour sept ans. Pendant son service, il commence à s’intéresser à la botanique. Il quitte l’armée en 1768 pour s’y consacrer avec Bernard de Jussieu, botaniste français pour les jardins du roi, à Paris.

Lamarck tente de réfuter les théories de Lavoisier et des chimistes modernes sur la combustion. Mais ses écrits ne sont pas pris au sérieux, pas plus qu’un autre de ses livres, Hydrogéologie, publié en 1802.

Seule sa classification des invertébrés lui vaut un peu de gloire. Elle est encore acceptée aujourd’hui.

Il imagine ensuite une séquence de transformation des formes de vie, de la forme la plus simple à la plus complexe. Il expose deux lois pour expliquer comment un organisme simple peut devenir plus complexe. Selon sa première loi, les organes sont améliorés par une utilisation répétée, et détériorés s’ils ne sont pas utilisés. Autrement dit, la fonction crée l’organe. Sa deuxième loi stipule que l’environnement aussi détermine l’acquisition ou la perte d’organes. Lamarck croit que ces changements sont ensuite transmis de génération en génération. C’est le principe de l’hérédité des caractères acquis.

Cette théorie, appelée lamarckisme, va perdurer jusque dans les années 1930, alors qu’elle sera réfutée par les découvertes de la génétique.

Malgré sa théorie innovatrice, Lamarck ne reçoit pas de réel appui du monde scientifique. Il meurt le 18 décembre 1829, aveugle et pauvre.

 

 

 

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