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En 1809, le livre Philosophie
zoologique, un livre controversé, cherche une
explication à la question des espèces disparues.
Lauteur, le grand naturaliste français Jean-Baptiste
Lamarck, y développe un nouveau point
de vue : le transformisme. Il est en complet désaccord
avec Cuvier. Selon lui, les espèces ne disparaissent
pas, elles se modifient, se transforment progressivement
pour donner celles que lon connaît aujourdhui.
Il croit, par exemple, quà force
de brouter les arbres les plus hauts, le cou de la girafe
sest allongé et que ces modifications se sont
ensuite transmises par hérédité.
"La transformation des vivants,
pour Lamarck, cest sa façon dexpliquer
quil ny a pas eu extinction des espèces.
Ce que Lamarck dit cest que les fossiles ne sont pas
des espèces éteintes, ce sont des espèces
qui ont subi une transformation", explique lhistorien
des sciences Camille Limoges.
Cette idée que les espèces
se transforment, que les poissons, par exemple, ont engendré
les premiers reptiles terrestres, a alors très peu
dimpact, en bonne partie parce que Lamarck propose
un principe de transmission héréditaire des
caractères acquis, sans quon sache très
bien comment ces transformations se transmettent, dans les
faits, dune génération à lautre.
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