Retour à la page d'accueil



Lavoisier et la précision des mesures (1 de 3)

C’est au 18e siècle, avec le savant français Laurent Lavoisier, que la chimie va vraiment gagner ses galons et devenir une science autonome.

Combustion et respiration préoccupent encore les esprits. Tous croient que ce sont-là deux phénomènes distincts. Lavoisier, lui, est convaincu que ces réactions ont quelque chose en commun. Les deux ont besoin de l’oxygène de l’air, en plus de dégager du gaz carbonique et de la chaleur.

Lavoisier croit que la chaleur qui est dégagée par les corps prouve qu’il y a une combustion lente dans le sang ou dans une autre partie du corps. Une combustion sans flamme, bien sûr, un peu comme le fer qui rouille en se combinant à l’oxygène, produisant la même substance rouge qu’on obtient quand on le fait vraiment brûler. Il attribue à l’oxygène le rôle actif dans la combustion.

La théorie de Lavoisier affirmant que la respiration est une forme de combustion a été déterminante pour toute l’histoire de la chimie organique. « Cette découverte a été le premier jalon d’une chimie spécifique des êtres vivants », explique Serge Robert.

 

   

 
D'après une chronique de Solange Gagnon, journaliste et Jeannita Richard, réalisatrice
Adaptation pour Internet : Pierre Sormany, Karine Boucher et Isabelle Montpetit