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Le ski alpin : la descente

En descente, il faut dévaler les pentes à toute vitesse.
Parfois même à la limite de l'équilibre. Parfois le
skieur quitte la piste. Il s'envole. À première
vue, on pourrait penser qu'il va ainsi plus vite.
Or, c'est le contraire. Cela le ralentit.
Pourquoi les skieurs doivent-ils éviter de quitter
le sol?
Pour comprendre,
il faut d'abord expliquer les forces en présence.
Le moteur du skieur, ce qui le fait descendre, c'est
la gravité. Plus la pente est prononcée, plus il ira
vite. Mais il existe deux freins importants qui le
ralentissent : la résistance de l'air et la
friction des skis sur la neige.
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Premier frein : la
résistance de l'air. Plus le skieur va
vite, plus il a l'impression de subir un vent
contraire qui le freine. En fait, la résistance
de l'air croît beaucoup plus rapidement que
la vitesse du skieur. C'est le facteur déterminant.
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Passer de 20 km h à
40 km h est facile. Mais de 140 à 160, c'est tout
un exploit! La réponse à la résistance de l'air
: l'aérodynamique. Le skieur rassemble ses membres
le plus près de son corps : genoux fléchis, buste
incliné, dos arrondi, des bâtons dont la forme se
moule au corps, l'athlète adopte ainsi une position
qui offre peu de résistance au vent. Une position
gagnante qu'il doit garder à tout prix! Il peut
atteindre ainsi une vitesse de 160 km/h.
Lorsque le skieur s'envole,
il perd sa position aérodynamique. À une telle
vitesse, c'est l'erreur à éviter car l'air le ralentit
aussitôt. Il perd ainsi de précieuses fractions de
seconde.
L'autre frein : la friction des skis sur la neige.
Lorsque vous frottez vos deux mains, vous créez de
la chaleur : il en est de même entre le ski et la
neige. Et dans ce cas, cette friction crée son propre
remède...
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Deuxième frein : la friction des skis
sur la neige
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Le devant du ski initie
la friction, la chaleur est créée et des cristaux
de neige fondent. À mesure que le poids
du skieur se fait sentir, des gouttelettes microscopiques
d'eau se forment entre la semelle du ski et la
neige, facilitant la descente. Un peu comme si
les gouttelettes jouaient le rôle de petites billes
sur lesquelles roulerait le ski, diminuant d'autant
la friction. |
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Dès que le skieur quitte la piste, les semelles
des skis refroidissent. Lorsqu'il revient sur
la neige, il n'y a plus de gouttelettes d'eau.
La friction avec la neige est à son maximum. Et
d'autres fractions de secondes s'envolent... |
Pour rester le moins longtemps possible dans l'air,
le skieur ne demeure pas inactif. À la vue
d'une bosse, il saute d'avance pour éviter l'effet
tremplin de la piste. Cela suppose une énorme force
musculaire au niveau des jambes.
Moins longtemps il sera dans les airs, plus vite il
reprendra sa position aérodynamique et plus rapidement
il franchira le fil d'arrivée. Pour gagner une médaille
d'or en ski alpin, les dieux de la piste doivent garder
les deux pieds sur terre… ou du moins sur la neige!
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