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Le biathlon

Le biathlon : une course contre la montre où chaque
seconde compte. Et puis, tout à coup, c'est le
champ de tir. Mais viser avec précision une cible
alors que notre corps vient de donner un grand
effort physique est tout un défi! Comment les
athlètes du biathlon y parviennent-ils?
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Viser juste alors que le coeur bat à
150 pulsations/minute...
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Le ski
de fond et le tir à la cible sont deux disciplines
où les athlètes sont confrontés à des exigences
bien différentes. Aux Jeux olympiques d'été, les
meilleurs tireurs se concentrent sur leur cible
et parviennent à tirer entre deux battements de
cœur pour éviter tout tremblement…
Car
à ce sport de précision, ceux qui ont
une fréquence cardiaque élevée sont désavantagés.
Aucun n'irait tirer à bout de souffle,
après avoir couru! C'est pourtant ce qu'on
demande aux biathlètes!
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Non seulement leur cœur bat la chamade, à plus
de 150 pulsations/minute, mais leur poitrine est
soulevée par une respiration rapide et profonde
: le corps réclame de l'oxygène.
| Au
tir couché
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Au
tir debout... |
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L'athlète
se couche en écartant les jambes… un
appui plus large lui assure une meilleure
stabilité. Même les skis sont mis à
contribution! |
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Il est
plus difficile pour l'athlète d'assurer
sa stabilité. Il écarte les jambes
et bloque les skis presque à la
perpendiculaire avec la ligne de
tir. |
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L'athlète
attache le bras de soutien à la carabine
avec une bretelle : celle-ci absorbe
la majorité du poids de la carabine.
L'athlète obtient ainsi une meilleure
stabilité. |
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Puis, il
appuie le coude du bras de soutien sur
la cage thoracique et vise la cible.
Pour compenser la difficulté d'être
immobile, la cible est presque trois
fois plus grosse qu'au tir coucher :
115 mm au lieu de 45 mm! |
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Les mires
ne sont pas télescopiques : elles ne
grossissent pas la cible. L'athlète
doit donc s'assurer que les deux mires
sont alignées avec la cible. Puis, il
stoppe son expiration et profite de
cette mobilité temporaire pour faire
mouche. Environ 20 secondes pour 5 tirs,
une à deux respirations entre chacun.
L'athlète n'a pas de temps à perdre!
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Autre
difficulté qui peut prolonger l'arrêt au champ
de tir : les conditions atmosphériques changeantes.
Les carabines sont ajustées une heure avant la
course. Si les conditions changent, l'athlète
tente de corriger la mire en se fiant entre autres
aux drapeaux des vents.
Un
tremblement de trop, un mauvais tir, un
coup de vent et... les chances de médailles
s'envolent!
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