Sterling Clarren et Susan Astley ont enfin mis au point une technique de diagnostic standardisée.
 

Une nouvelle technique de diagnostic standardisée
(1 de 2)

Mais le plus grand obstacle à une mobilisation du système de santé contre le syndrome de l’alcoolisation fœtale est la difficulté de le diagnostiquer. C’est pourquoi un grand nombre de chercheurs se penchent sur cette question.


Statistiquement, on sait qu’au moins 1 % des enfants ont des dommages importants au cerveau qu’ils n’auraient pas si leur mère n’avait pas bu d'alcool pendant la grossesse. Par contre, il existe aussi des dommages au cerveau qui sont attribuables à d’autres causes, que la mère ait consommé de l'alcool ou non. Comment faire la différence?


Le seul cas où le médecin peut porter un jugement clair sur un patient particulier, c’est lorsque son patient a des malformations caractéristiques au visage. Et encore, ces malformations subtiles peuvent passer inaperçues ou, inversement, le médecin peut imaginer qu’elles existent quand ce n’est pas le cas.


À Seattle, l’équipe de Sterling Clarren et Susan Astley a enfin mis au point une technique de diagnostic standardisée qu’elle diffuse auprès des médecins sur CD-ROM et sur le web : depts.washington.edu/fasdpn

D’après un reportage de Gilles Provost (journaliste) et Marièle Choquette (réalisatrice)
Adaptation pour Internet : Jean-Charles Panneton et Karine Boucher

Dossier rédigé en avril 2001