La fonte des glaces

En environnement, il y a toujours de la surchauffe dans l'air.

En août, quelle ne fut pas la surprise de l'équipage d'un brise-glace russe de se retrouver en plein océan, sans aucune glace, à la latitude exacte du pôle Nord. Un autre bateau, canadien cette fois, est passé durant l'été à travers le légendaire passage du nord-ouest sans rencontrer de glace. Un périple qui a duré à peine quatre semaines avec de nombreuses escales. Durant les années 1940, le même trajet avait pris 27 mois.

On peut comprendre pourquoi les caribous et les ours polaires perdent le nord. Les scientifiques craignent pour leur survie. Le réchauffement s'effectue si rapidement que ces espèces ne pourront suivre le rythme.

Le pôle Sud aussi se réchauffe. Ainsi, le plus gros iceberg jamais vu, ayant 295 km de long par 37 km de large, s'est détaché de la calotte antarctique. Plus grand que l'île d'Anticosti, il prendra plus de 20 ans à fondre.

Dans l'Himalaya, qu'on appelle parfois le troisième pôle, une carotte de glace tirée d'un glacier a révélé que la région vit les années les plus chaudes depuis 1000 ans.

Enfin, une étude démontre que les lacs nordiques sont de moins en moins longtemps sous la glace: trois semaines de moins qu'il y a 150 ans. La glace se forme plus tard à l'automne et disparaît plus tôt au printemps.

 

 
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D'après les textes de Claude D'Astous et Jean-Pierre Rogel, journalistes et Hélène Leroux, réalisatrice
Adaptation pour Internet :
Jean-Charles Panneton et Karine Boucher