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David
Bird tient dans ses mains un échantillon de glace du
lac Vostok |
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Le
lac Vostok est enfoui à 4 km sous les glaces de l'Antarctique.
C'est au milieu des années 70 qu'on l'a découvert. La superficie
de ce lac vieux de plus d'un million d'années est comparable
à celle du lac Ontario (il fait 224 km sur 48) et il atteint
par endroits plus de 500 mètres de profondeur. C'est
le plus grand des quelque 70 lacs situés à 3 ou 4 kilomètres
sous la couche glaciaire de l'Antarctique de l'Est. L'eau
y est maintenue liquide grâce au réchauffement géothermique,
à la pression et à l'isolation par la couverture de la glace.
Selon les estimations de l'équipe de John Priscu, de l'Université
du Montana, le lac Vostok contient des nutriments inorganiques,
du carbone organique dissous et même des bactéries. Mais
les travaux de l'équipe française de Jean Jouzel, du Laboratoire
des sciences du climat et de l'environnement, en France,
suggèrent que les échantillons de glace pourraient avoir
été contaminés par le processus d'extraction.
C'est
à la surface glacée du lac Vostok, à 4 km au-dessus du lac
lui-même, qu'on a mesuré la température la plus froide jamais
enregistrée sur terre: -90 degrés Celsius, en juillet 1983.
La température moyenne tourne autour de - 55ºC.
L'analyse
de la glace du lac Vostok renseigne sur certains phénomènes
atmosphériques. Les bulles d'air emprisonnées dans les eaux
du lac sont des archives du passé. Seules les grandes calottes
glaciaires (l'Antarctique, le Groenland et les îles de l'Arctique
canadien) peuvent fournir des archives aussi bien conservées.
Plus on creuse, plus on remonte dans le temps. David
Bird, biologiste à l'Université du Québec à Montréal
(UQAM) participe à l'analyse de ces glaces.
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