Transport public
Depuis la fusion en 2002, Chicoutimi est un arrondissement qui compte 67 000 citoyens. La nouvelle ville donne accès à la vie urbaine et à la nature. À cette intersection se trouvent les deux plus grands centres commerciaux de la région, avec 164 commerces, services et restaurants. En montagnais, Chicoutimi signifie « jusqu’où c’est profond ».
L’arrondissement La Baie, qui réunit Port-Alfred, Grande-Baie et Bagotville, a été fusionné à Saguenay en 2002. Il compte 18 500 citoyens. Le port en eau profonde de la baie des Ha! Ha! accueille des navires de croisière internationaux. En 2012, plus de 45 000 passagers et membres d’équipage y sont descendus. Autour du quai, le village portuaire, complété en 2013, sera à la fois une zone touristique et commerciale.
Depuis 1987, chaque été au Théâtre du Palais municipal, près d’une centaine de comédiens amateurs interprètent 1600 personnages dans la fresque La fabuleuse histoire d’un royaume, qui raconte les faits marquants de l’histoire de la région. Un million de spectateurs y ont assisté depuis ses débuts. Le Théâtre du Palais municipal présente des spectacles de variétés et de musique toute l’année.
Les 19 et 20 juillet 1996, une tempête de pluie s’abat sur le Saguenay, causant 1 milliard de dollars de dommages. L’artiste Jean-Jules Soucy a installé une pyramide à l’endroit considéré comme le cœur du déluge. À quelques rues de là, le Musée du Fjord présente des expositions sur le patrimoine naturel et historique du fjord. C’est dans cette partie de la baie, en 1838, que la Société des 21, un groupe d’actionnaires de Charlevoix, a amorcé la colonisation du Saguenay.
L’aluminerie, ouverte depuis 1980, fabrique 223 000 tonnes par année de métal primaire et emploie 642 personnes. L’usine est reliée à celle de Laterrière par chemin de fer. Les installations portuaires de la compagnie sont situées au port de La Baie. Incluant le système ferroviaire, la compagnie emploie 300 personnes.
L’aéroport dessert autant les militaires que les civils. La base des forces armées de Bagotville emploie environ 1500 personnes. Le 425e escadron, Les Alouettes, créé pendant la Deuxième Guerre mondiale, est le plus connu de la 3e escadre. La base aérienne a été construite en 1941 pour protéger l’infrastructure industrielle essentielle à l’effort de guerre (installations de l’Alcan, barrages et centrales hydroélectriques, installations portuaires de Port-Alfred) et pour entraîner les pilotes du Commonwealth.
L’aluminerie, ouverte en 1989, produit 234 000 tonnes par année de métal primaire et emploie 507 travailleurs.
Dans le secteur de Laterrière vivent environ 5000 citoyens, dont plusieurs pratiquent l’agriculture. Le père Honorat y a créé, en 1846, une colonie agricole libre.
Le boulevard Talbot est l'artère commerciale la plus achalandée de Saguenay. En tout, 9348 personnes y travaillent. C’est ici que se trouve l’entrée du « Royaume du Saguenay », à la limite de la réserve faunique des Laurentides. Il y a un bureau touristique et le golf de Chicoutimi.
Antonio Talbot, ministre de la Voirie dans le gouvernement de Maurice Duplessis, est l’instigateur de la route 175, qui traverse la réserve faunique des Laurentides.
L’Université du Québec à Chicoutimi accueille 6500 étudiants et 240 professeurs. Cette petite université est proche des réalités du milieu avec une maîtrise en développement régional et un centre de recherche sur l’aluminium.
Les Saguenéens de Chicoutimi, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, jouent au Centre Georges-Vézina, nommé en l’honneur de ce gardien de but qui s’est distingué en jouant pour le Canadien de Montréal pendant 16 ans.
Le CSSS de Chicoutimi reçoit chaque année près de 50 000 usagers à l’urgence, plus de 80 000 en service de consultation externe et plus de 70 000 au centre de prélèvement. Les Augustines ont géré l’hôpital depuis sa fondation en 1884 et y sont encore associées.
Le Cégep de Chicoutimi accueille près de 3000 étudiants et est reconnu pour son Centre de formation québécois aéronautique. L’édifice héberge l’auditorium Dufour, une salle de spectacle de 700 places.
La rue Racine est au cœur du centre-ville de Chicoutimi. Dans les années 1970, l’artère a été délaissée avec la construction des centres commerciaux du boulevard Talbot. Puis, l’aménagement de la zone portuaire au début des années 90 a contribué à revitaliser la rue principale. Plusieurs festivals s’y déroulent, et les terrasses contribuent à l’animation. Au coin de la rue Bégin, la cathédrale abrite le plus grand orgue Casavant de la région. Dominique Racine, un homme dévoué à la région, a été le premier évêque de Chicoutimi.
Plusieurs immeubles de bureaux se trouvent à proximité de l’hôtel de ville de Saguenay, entre autres, le palais de justice et le centre culturel. La Ville a entrepris l’aménagement de la place du Citoyen, qui sera liée par une passerelle à la zone portuaire.
L’homme d’affaires Julien-Édouard-Alfred Dubuc (1871-1947), député fédéral et maire de Chicoutimi, a fait construire l’hôtel de ville et le premier port.
Le musée régional loge dans le Bâtiment 1921, qualifié de cathédrale industrielle. Une exposition décrit l’histoire de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi, première usine de pâtes et papiers fondée par des Canadiens français à l’instigation de Joseph-Dominique Guay. Le musée accueille aussi la maison du peintre Arthur Villeneuve. Une grande partie des installations ont été restaurées à la suite du déluge de 1996. Tout près se trouve la désormais célèbre « petite maison blanche » qui a résisté à la catastrophe.
Le complexe Jonquière, qui comprend 5 alumineries et le Centre de recherche et développement, emploie plus de 1500 personnes. L’usine Vaudreuil produit à elle seule 1,4 million de tonnes d’alumine par année. En 1926, l’abondance des cours d’eau et le coût minime d’exploitation a incité l’Aluminium Company of America (Alcoa devenue Alcan) à s’installer dans la région et à créer la ville d’Arvida, tirée du nom du président de la compagnie, Arthur Vinning Davis.
Arvida, fusionnée à Jonquière en 1976, compte près de 22 000 citoyens. Le carré Davis en est le centre-ville avec ses commerces et services, près à la fois de l’usine et des maisons bâties par la compagnie Alcan. En 1927, en 135 jours, on a érigé 270 maisons qui sont encore habitées, même si plusieurs ont été transformées au fil des années. Ce quartier a été reconnu lieu historique national du Canada en 2012.
Kénogami fait partie de Jonquière depuis 1976. Quelque 325 ouvriers travaillent à la papeterie construite il y a 100 ans le long de la rivière aux Sables par William Price III. Il a fait bâtir des maisons pour y installer ses employés en 1912. Il a acheté, pour 200 $, le nom de Kénogami au village de Larouche. Le parc William-Price offre des sentiers aux randonneurs et aux cyclistes.
L’arrondissement de Jonquière, fusionné à Saguenay en 2002, compte près de 60 000 citoyens. Le principal employeur est l’aluminerie d’Arvida. La rue Saint-Dominique a la réputation d’être animée le soir et les fins de semaine. L’église Saint-Dominique, édifiée en 1912 d’après les plans de l’architecte René-Pamphile Lemay, est faite de pierre naturelle extraite au lac Édouard et se démarque avec ses deux clochers élancés qui lui donnent un style baroque.
Le Cégep de Jonquière accueille 3200 étudiants, dont 700 en art et technologie des médias, une exclusivité au Québec. La salle de spectacles François-Brassard, avec ses 940 places, est fort utilisée par la communauté. François Brassard (1906-1976) était un musicien et un ethnomusicologue. Tout près se trouve le stade Richard-Desmeules, où les amateurs assistent aux matchs des Voyageurs de la Ligue de baseball élite du Québec.
Le Faubourg Sagamie est un centre commercial qui comprend une trentaine de magasins ainsi que des services médicaux et gouvernementaux. Le Faubourg est relié au Centre des congrès, où a lieu, entre autres, le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Dans les années 70, les géographes ont proposé l’expression Sagamie pour décrire la région à partir de ses deux noms amérindiens : Saguenay (d’où l’eau sort) et Piékaouagamie (lac plat) pour Lac-Saint-Jean.
Le parc industriel Henri-Girard (anciennement du Haut-Saguenay) héberge 125 entreprises où travaillent plus de 3000 personnes.
Tremblay est un des noms de famille les plus courants au Saguenay-Lac-Saint-Jean. En 1647, Pierre Tremblay est arrivé en Nouvelle-France à 21 ans. De son mariage avec Ozanne Achon naissent six filles et quatre garçons, Pierre, Michel, Louis et Jacques. Les fils Tremblay auront une descendance nombreuse.
Dans ce secteur résidentiel, l’École secondaire Charles-Gravel accueille 1600 élèves et 150 membres du personnel. L’école est réputée, entre autres, pour ses programmes en musique et pour ses équipes sportives ainsi que pour ses préoccupations environnementales. Deux écoles primaires se trouvent à quelques rues : les écoles Sainte-Claire et Vanier.
Chicoutimi Nord fait partie de l’arrondissement de Chicoutimi : 22 000 personnes y vivent. La rue Roussel en est le centre-ville. L’abbé David Roussel (1835-1898), lorsqu’il était curé de la paroisse de Sainte-Anne, a créé une société de colonisation pour peupler le nord de la rivière.
Et si Montréal n'était pas la seule ville au Québec à posséder un métro? Nous nous sommes demandé à quoi pourrait ressembler le réseau du métro de la ville de Saguenay s'il voyait le jour.
Selon les nombreuses personnes consultées, le métro de Saguenay pourrait ressembler à deux boucles qui se rejoignent sur le boulevard Talbot à la hauteur des centres commerciaux. Ainsi, les usagers circuleraient aisément de Jonquière à Chicoutimi et à La Baie, en passant par les alumineries, l'université, les cégeps, l'hôpital et la zone portuaire. Cette illustration est une autre façon de visiter Saguenay en insistant sur les lieux où vivent les citoyens.
À vous maintenant... Dites-nous à quoi devrait ressembler votre métro. Faites-nous part de vos commentaires et vos suggestions.
Sources: Hélène Aubin, conseillère en communications, École secondaire Charles-Gravel; Amélie Binette, conseillère en communications, Cégep de Chicoutimi; Pierre Choquette, directeur principal des affaires publiques, Canada, Produits forestiers Résolu; Line Fortin, copropriétaire du Gite de la Promenade, Saguenay; Nathalie Gaudreault, directrice adjointe au tourisme, Promotion Saguenay; Myriam Gilbert, archiviste, Société historique du Saguenay; Jean-Pierre Girard, animateur de L'heure de pointe, Radio-Canada au Saguenay-Lac-Saint-Jean; Lise Lévesque, citoyenne de Laterrière; Jean-Marie Munger, journaliste à la recherche, Radio-Canada au Saguenay-Lac-Saint-Jean; Laurent Thibeault, directeur, Société historique du Saguenay; Christiane Tremblay, bureau de Laterrière, Saguenay; Éric Tremblay, historien, Fêtes du 175e anniversaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean; France Tremblay, coordonnatrice des communications, Cégep de Jonquière; François Tremblay, journaliste à la recherche, Radio-Canada au Saguenay-Lac-Saint-Jean; Michel Tremblay, photographe au Quotidien et copropriétaire du Gite de la Promenade; Jocelyne Trépanier, guide touristique, Promotion Saguenay; Patrice Vachon, conseiller en communications, CSSS de Chicoutimi; Ruth Vandal, directrice ajointe au marketing, Promotion Saguenay; Gilles Vézina, directeur, Association du parc industriel du Haut-Saguenay; Jean Wauthier, directeur des affaires publiques, UQAC; Jean-Philippe Wauthier, animateur de La soirée est (encore) jeune, Radio-Canada; Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean; Affaires publiques, 3e Escadre de Bagotville.
Ville de Saguenay
Promotion Saguenay
Danielle Dubé et Yvon Paré, Le bonheur est dans le Fjord, collection Romanichels, XYZ Éditeur, 2008.