Juillet 2009 - Dans un scandale de corruption impliquant une quarantaine d'élus locaux et cinq rabbins, le rabbin Levy Izhak Rosenbaum est accusé de trafic d'organes. Ce dernier aurait persuadé des donneurs d'origine moldave de vendre leurs reins pour 10 000$, qu'il revendait ensuite à plus de 150 000$ à ses riches clients new-yorkais.
Novembre 2010 - Sept suspects sont accusés d'opérer un réseau international de trafic d'organes au Kosovo. Un rapport du Conseil de l'Europe relie l'affaire au premier ministre Hashim Thaci et à des atrocités commises par sa guérilla après la guerre avec la Serbie en 1999.
Novembre 2010 - Un hôpital appartenant à l'important réseau privé Netcare plaide coupable pour avoir effectué des transplantations illégales d'organes. Cinq des patients auxquels on a enlevé un rein étaient mineurs.
Avril 2010 - Cinq citoyens israéliens, incluant un général d'armée à la retraite, sont inculpés pour avoir opéré un réseau national de trafic d'organes qui aurait fait des douzaines de victimes.
Janvier 2008 - Des policiers font irruption dans une clinique illégale en banlieue de New Delhi. Ils découvrent le plus important réseau de trafic d'organes jamais vu au pays. Santosh Raut alias Amit Kumar aurait fait des centaines de transplantations. Il avait de nombreux patients étrangers. Plusieurs victimes déclarent avoir été séquestrées et forcées de donner leur rein.
Après avoir été ciblées par l'Organisation mondiale de la santé comme une des destinations les plus populaires du « tourisme de transplantation », les Philippines ont décrété, en 2008, une loi qui interdit la transplantation de reins à des étrangers. Avant cette interdiction, 800 étrangers entraient dans le pays chaque année.
Jusqu'à tout récemment, on estimait à plus de 1 000 le nombre d'Égyptiens qui vendaient un de leurs reins, chaque année. On compte de nombreux acheteurs parmi les riches pays du Golfe. En février 2010, le parlement Égyptien a adopté une loi interdisant la transplantation d'organes entre égyptiens et étrangers.
Après l'adoption d'une loi bannissant la vente d'organes en 2008, le nombre d'étrangers venant se faire transplanter un rein a passé de 500 à moins de 10 par mois.
Le pays a banni en 2007 la transplantation d'organes venant de donneurs vivants. Seule exception : les époux et les membres de la famille. Un programme national visant à coordonner les dons d'organes de personnes décédées n'est en vigueur que depuis l'an dernier. Nicholas Bequelin, chercheur pour Human Rights Watch, a estimé que 90% des organes transplantés en Chine proviennent de prisonniers décédés.
C'est le seul pays qui autorise la vente de reins entre ses citoyens. Il est cependant interdit de vendre son rein à un étranger.
En 2009, 249 Canadiens sont décédés en attentant une greffe d'organes, dont 75 pour un rein. Selon des experts, entre 30 et 50 Canadiens voyagent à l'extérieur du pays chaque année pour se faire transplanter un rein.
Des sociologistes du pays estiment que plus de 100 000 Népalais ont vendu un de leurs reins au cours de la dernière décennie. Des commerçants d'organes indiens profitent souvent de la situation économique difficile des potentiels donneurs pour les attirer dans leurs filets.
L'Organisation mondiale de la santé considère que la Colombie est l'une des cinq destinations les plus importantes pour le « tourisme de transplantation ». En 2004, le gouvernement colombien avait pourtant adopté une loi restreignant l'accès des étrangers aux services de transplantation.
Selon les données récentes de l'Organisation mondiale de la santé, en 2004, plus des trois quarts des Malaisiens qui ont subi une transplantation de rein sont allés se faire opérer à l'étranger.
Le Washington Post rapportait en 2002 que dans un des villages les plus pauvres de Moldavie, plus d'une quinzaine d'habitants s'étaient résignés à vendre un de leurs organes pour assurer leur survie.
La Turquie est reconnue par les pays de la région pour son programme de transplantation à la fine pointe de la technologie. Malheureusement, des médecins sans scrupules impliqués dans le tourisme de transplantation ont contribué à ternir sa réputation. Le chirurgien turc Yusuf Sonmez est un des principaux suspects dans le scandale de trafic d'organes qui a éclaté récemment au Kosovo.
La carte ci-haut permet de voir où sont survenus des scandales récents liés au trafic d'organes. Elle indique aussi les principaux pays d'origine des vendeurs et des acheteurs d'organes, ainsi que ceux qui ont adopté des mesures législatives pour contrer ce commerce.