Pendant plus de 200 ans, les Autochtones ont été relégués aux marges de leurs terres d'origine. Mais ils n'ont pas renoncé à leurs droits et ils souhaitent eux aussi participer à la vie économique du pays.
Ce dossier présente le contexte des échanges entre gouvernements et Premières Nations sur l'occupation du territoire et le partage des ressources.
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L'année 1982 a été décisive pour les Autochtones qui tentaient depuis des décennies de faire reconnaître leurs droits.
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Entre 1760 et 1923, la Couronne britannique a signé 56 traités territoriaux avec des nations autochtones. Un des éléments du protocole était la remise d'une médaille aux chefs signataires de certains traités. On y voit d'un côté le buste de la reine Victoria, et de l'autre, un Britannique et un chef amérindien qui se serrent la main.
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En 1969, le livre blanc sur la politique indienne publié par le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau provoque un tollé chez les Premières Nations. Ces dernières s'affirment en tant que nations souveraines et dénoncent la volonté du gouvernement d'éteindre leurs droits issus de traités.
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Selon une entente finalisée en décembre 2010, la nation crie de Bigstone recevra plus de 231 millions de dollars du gouvernement fédéral en règlement d'un litige concernant la taille de son territoire. Cette Première Nation avait signé le Traité 8 en 1899, ce qui lui donnait droit à une superficie de terres proportionnelle à sa population. Les terres promises n'avaient pas été fournies à l'époque.
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Depuis la création du Canada, en 1867, c'est le gouvernement fédéral qui a la responsabilité des questions autochtones. La Loi sur les Indiens, instaurée en 1876 et modifiée depuis, permet au gouvernement de contrôler la majorité des aspects de la vie amérindienne : le statut d'Indien, les terres, les ressources, les testaments, l'éducation, l'administration des bandes, etc. Les Inuits et les Métis ne sont pas régis par cette loi.
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La Colombie-Britannique est un cas particulier dans le processus des traités. Les Premières Nations y sont plus nombreuses à négocier, mais leurs populations sont plus petites et le territoire concerné dans chaque cas est beaucoup plus restreint qu'ailleurs au Canada.
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Il existe des centaines de revendications territoriales au Canada, qu'elles soient globales ou particulières. La plupart de ces dossiers évoluent lentement, derrière des portes closes. Cette lenteur a parfois provoqué l'exaspération de membres des Premières Nations touchées, dont les gestes d'éclat ne faisaient pas toujours l'unanimité dans leur communauté. En voici quelques exemples qui se sont retrouvés sur la place publique.