Visualisation de l'infection d'une cellule saine par le virus
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Le VIH/sida peut se transmettre de trois façons : de la mère à l'enfant, par voie sanguine ou par voie sexuelle.
En effet, une mère peut transmettre le virus in utero dans les dernières semaines de la grossesse et lors de l'accouchement. Sans traitement, le taux de transmission entre la mère et le foetus est d'environ 20 %.
Le partage et la réutilisation de seringues usagées constituent également un risque majeur de contamination par le VIH. Il est important de ne jamais partager le matériel d'injection ou d'inhalation.
La transmission par voie sexuelle reste la plus constatée avec plus de 80 % des nouvelles infections dans le monde. L'objectif de la Stratégie de l'ONUSIDA à l'horizon 2015 est de réduire de moitié la transmission du VIH par voie sexuelle, y compris parmi les jeunes, les homosexuels et les travailleurs du sexe.
Le scandale du sang contaminé a frappé plusieurs pays, dont les États-Unis, la France, et le Canada.
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Risque très élevé
Risque faible
Risque très faible
Aucun risque
Il est important de retenir que seuls les préservatifs, qu'ils soient masculins ou féminins, protègent du VIH. Ils doivent être utilisés lors de tout rapport sexuel avec pénétration (qu'elle soit vaginale, anale ou buccale), avec un partenaire séropositif ou dont le statut est inconnu.
Phases et traitement
Trois phases distinctes caractérisent le développement de l'infection.
La primo-infection
La personne n'a conscience d'aucun problème de santé majeur durant cette période qui varie d'une à douze semaines.
Certains peuvent cependant ressentir les effets d'une grippe ou présenter des signes de fatigue. D'autres ont la nausée, la diarrhée ou des éruptions cutanées.
Phase asymptomatique
Le virus peut ensuite vivre dans l'organisme pendant de nombreuses années sans se manifester. Cette période peut durer jusqu'à 10 ans dans certains cas.
Sida
Divers symptômes commencent à apparaître, comme une perte de poids, de la fièvre, des sueurs nocturnes, une fatigue, un gonflement des ganglions.
Lorsque le système immunitaire est gravement atteint, les malades peuvent avoir sur le corps des taches brunes cutanées appelées sarcome de Kaposi. Ils peuvent aussi avoir des tumeurs et des troubles respiratoires ou neurologiques. Ils font alors face à la mort.
Les traitements
Il n'existe toujours pas de traitement pour guérir l'infection au VIH. Ainsi, en 2011, une personne est séropositive pour la vie. Seule la prolifération du VIH dans l'organisme est ralentie par le traitement, ce qui retarde l'apparition du sida.
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Les percées scientifiques ont toutefois énormément contribué à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes.
En 1986, l'antiviral AZT (azidothymidine), un inhibiteur de la transcriptase inverse (ITI), fait son apparition et est suivi par quelques autres au début des années 90. Dans la cellule, ces molécules empêchent l'action d'une enzyme virale et la réplication du virus.
En 1994, un inhibiteur nucléosidique qui potentialise l'AZT apparaît, le 3TC. Ce médicament est une découverte de l'institut québécois Armand Frappier.
En 1996, les antiprotéases (AP) font leurs apparitions. Ces molécules agissent à un autre stade de la reproduction du VIH. Grâce à l'action des antiprotéases (jusqu'à 1000 fois plus puissantes que les ITI), la cellule produit des particules virales immatures et incapables d'infecter d'autres cellules.
Puis viennent la même année les premiers essais de trithérapie, un cocktail de ces trois médicaments, et qui deviendra le meilleur traitement contre le virus.
En 2011, la trithérapie est encorele traitement le plus répandu. Il permet de réduire la charge virale et la restauration du système immunitaire.
Depuis quelques années, ce cocktail est disponible en un comprimé unique par jour.
Si le traitement aux antirétroviraux est interrompu, le virus redevient actif. Une personne traitée doit ainsi les prendre pour le reste de sa vie.
Quelques groupes, dont les Instituts nationaux de la santé (NIH) des États-Unis, tentent actuellement de mettre au point un vaccin contre le VIH/sida. Mais les résultats probants se font attendre.
Au Canada, le VIH/sida coûte 1,3 millions de dollars par nouveau cas diagnostiqué. (Société canadienne du sida)