Dopage - Lancer du poids

La championne déchue

Nadzeya Ostapchuk Nadzeya Ostapchuk  Photo :  AFP/FRANCK FIFE

Les Jeux de Londres sont bel et bien terminés pour la médaillée d'or du lancer du poids. La Bélarussienne Nadzeya Ostapchuk a été disqualifiée pour dopage, et son titre lui a été retiré.

Le Comité international olympique a annoncé lundi dans un communiqué que l'athlète de 31 ans avait échoué à deux contrôles antidopage subis la veille du concours et juste après sa victoire. Les tests ont révélé la présence dans ses urines de méténolone, un agent anabolisant interdit.

La championne du monde de 2005 avait créé une surprise avec sa victoire. Ostapchuk a expédié le poids à 21,36 m, loin devant la médaillée d'argent Valerie Adams, établie pourtant comme favorite. La Néo-Zélandaise championne olympique et triple championne du monde en titre a réussi un jet de 20,70 m.

Ostapchuk a indiqué après sa disqualification vouloir faire appel de la décision, mais elle veut d'abord étudier le dossier.

Adams devient la nouvelle championne olympique de l'épreuve. La Russe Evgeniia Kolodko (20,48 m) met la main sur l'argent. La disqualification d'Ostapchuk permet à la Chinoise Gong Lijiao (20,22 m) de monter sur la troisième marche du podium.

La Québécoise de 22 ans Julie Labonté, non qualifiée pour la finale, avait pris le 23e rang des qualifications avec un lancer de 17,48 m.

Première médaillée exclue

La Bélarussienne devient la première médaillée londonienne à être chassée pour dopage.

Seulement deux de la dizaine d'athlètes exclus avant elle avaient eu le temps de participer aux compétitions.

Des espoirs de médaille avaient toutefois été épinglés avant d'arriver à Londres, dont l'Italien Alex Schwazer, champion en titre du 50 km marche.

Un autre athlète bélarussien, le spécialiste du lancer du marteau Ivan Tikhon, n'avait pu participer aux Jeux de Londres en raison de tests positifs subis aux Jeux de 2004 et aux Championnats du monde d'athlétisme de 2005.

Les échantillons des contrôles antidopage olympiques sont conservés pendant huit ans. Ils peuvent être analysés de nouveau selon les progrès de la science.