Londres 2012 - Logistique

Plus ça change...

Sécurité à Londres La sécurité est omniprésente à Londres  Photo :  AFP/WILL OLIVER

Il y a 36 ans aujourd'hui s'ouvraient les Jeux olympiques de Montréal. À 10 jours des Jeux de Londres, la population locale est toujours préoccupée par les mêmes questions d'organisation.

En 1976, le Québec accueillait le monde dans des installations inachevées et avec toute la candeur de son inexpérience. Dans la foulée des Jeux de Munich, la sécurité était visible jusque dans les autobus scolaires qui servaient de navettes pour les athlètes.

Même s'ils reçoivent la famille olympique pour la troisième fois de l'histoire, près de la moitié des Britanniques estiment leur pays mal préparé pour accueillir les Jeux olympiques. C'est ce que nous apprend le sondage de l'institut ComRes réalisé pour la chaîne de télévision privée ITV.

Le sondage révèle que 45 % des répondants jugent la Grande-Bretagne « mal préparée pour les jeux », 40 % étant d'un avis contraire, et 15 % n'ont pas d'opinion.

Deux Britanniques sur cinq (39 %) se disent en outre inquiets à propos de la sécurité des Jeux. Mais 45 % des personnes interrogées ne sont pas inquiets pour la sécurité des spectateurs, et 16 % sont sans opinion. Le sondage a été mené en ligne auprès de 2046 adultes du 13 au 15 juillet.

Les quotidiens britanniques rivalisaient mardi dans le catastrophisme, au lendemain de l'arrivée des premières équipes nationales à Londres. « Plus que 10 jours : qu'est-ce qui peut dérailler? » s'interrogeait le Guardian.

Le Times consacrait une double page aux errements de cette première journée. Deux autobus transportant des membres des équipes australienne et américaine ont mis 4 heures à atteindre le village olympique à partir de l'aéroport, soit 40 kilomètres.

Au point où le scénario de cette journée aurait pu être écrit par les réalisateurs de l'émission satirique Twenty twelve (2012), qui se moque de la préparation des Jeux sur la BBC, dit le Times, sous le titre « catastrophisation. »