Milos Raonic
Photo : PC/AP Photo/Sang Tan
S'il rêvait de tennis professionnel dans sa tendre jeunesse, Milos Raonic ne s'était encore jamais imaginé en athlète olympique.
C'est à Londres que le Canadien ajoutera cette corde à sa raquette.
Actuellement 22e joueur mondial, Roanic est rentré de Wimbledon après une sortie hâtive au deuxième tour. Malgré ce séjour préolympique écourté, Roanic est confiant à l'approche du plus grand rendez-vous sportif de la planète.
« Je joue quand même bien en ce moment. Je sens que je suis toujours capable de me positionner pour gagner un match. J'ai simplement connu une moins bonne journée. Je pense quand même faire une bonne préparation pour les Jeux. »
De retour chez lui en banlieue de Toronto, Raonic a déjà son itinéraire tout tracé.
« La semaine prochaine, je participerai au tournoi sur gazon de Newport au Rhode Island. Puis, je reviendrai à la maison pour une semaine de repos et pour répondre à des obligations promotionnelles et médiatiques. J'arriverai à Londres 5 ou 6 jours avant l'ouverture des Jeux, question de peaufiner ma préparation. »
Plus vraiment du gazon
Le fait de tenir le tournoi de tennis olympique à Wimbledon est un grand symbole. Mais dans quel état les joueurs trouveront-ils la surface à peine trois semaines après la conclusion de la troisième étape du grand chelem?
« Je ne pense pas qu'il faille s'inquiéter. Bien au contraire, la plupart des joueurs préfèrent jouer quand le terrain est usé. Ça devient moins glissant. Ce sera un peu comme ce que l'on voit durant la deuxième semaine à Wimbledon. C'est un Canadien qui s'occupe des terrains, et il m'a assuré que les conditions de jeu seraient optimales. »
Le terrain n'effraie pas plus Raonic que le calendrier serré mis en place pour répondre aux exigences olympiques. Aussitôt le tournoi des Jeux terminé, les 35 meilleurs joueurs du monde prendront la direction de Toronto pour y disputer la Coupe Rogers.
Au même moment, Montréal sera l'hôte de 24 des 25 meilleures raquettes mondiales du côté féminin.
Là encore, Raonic dit ne pas ressentir de pression additionnelle due au fait de jouer à la maison.
« Comme avant chaque tournoi, je serai un peu nerveux au début. Mais ça se dissipera très vite dès que le premier match sera en cours. Je sais que les attentes sont grandes à mon égard, mais je ne contrôle pas les réactions des amateurs. Je me concentre sur mon jeu. Sans cela, il n'y a pas de succès possible. »
Roanic se sentira vraiment chez lui au Centre Rexall. « Mes parents m'y ont emmené pour voir des matchs. C'est ensuite devenu mon site d'entraînement régulier. Je connais chaque recoin par coeur. Je sais où aller si j'ai faim. Ça me procure un sentiment d'aise et d'excitation à l'idée de jouer à la maison. »
Et s'il rentrait de Londres avec une médaille au cou, l'engouement populaire indéniable qu'il vit déjà pourrait bien se changer en « Milosmanie ».