Présidentielles américaines 2012

Jon Huntsman

Un texte de Sophie-Hélène Lebeuf

Jon Huntsman  Photo :  AFP/SPENCER PLATT

Expérience politique : ex-gouverneur de l'Utah (2005-2009)
Âge : 51 ans (26 mars 1960)
Vie personnelle : marié, sept enfants, dont deux ont été adoptés
Religion : Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours (mormon)

Jon Huntsman a annoncé le 16 janvier 2012 qu'il abandonnait la course à l'investiture républicaine et apportait son soutien à l'ex-gouverneur du Massachusetts Mitt Romney.

Jon Huntsman avait un handicap sérieux : avoir été ambassadeur à Pékin sous l'administration du président Obama, qu'il a de surcroît qualifié de « leader remarquable ». Le président a échoué, se défendait-il dans le cadre de la course républicaine, notamment en matière d'économie et de politique internationale. M. Huntsman attaquait également la réforme de la santé, qu'il promettait d'abroger.

À peine réélu gouverneur de l'Utah, il avait accepté le poste d'ambassadeur, dont il a démissionné pour briguer l'investiture républicaine. Fort d'une solide expérience en politique internationale, il a également été ambassadeur sous l'administration de George Bush père avant d'occuper des fonctions diplomatiques dans celle du fils. Il parle en outre couramment le mandarin.

Lorsqu'il était gouverneur, le Pew Center a accordé à l'Utah le titre d'« État le mieux dirigé ». Il a notamment équilibré le budget et orchestré la plus grande réduction d'impôts de l'histoire de l'État.

Considéré malgré tout comme un modéré, il ne craint pas d'aller à l'encontre du courant républicain majoritaire. Il a par exemple appuyé le relèvement du plafond de la dette, à condition qu'il soit accompagné d'une réduction des dépenses. Alors qu'il était gouverneur, il a accueilli positivement le plan de relance économique du président Obama, décrié par plusieurs de ses homologues, et ne s'est pas gêné pour critiquer les républicains du Congrès qui s'y opposaient.

Certaines de ses positions sur les questions sociales sont critiquées par les conservateurs religieux. S'il est un farouche opposant à l'avortement, il croit toutefois en la théorie de l'évolution. Opposé au mariage gai, il est cependant en faveur des unions civiles pour les homosexuels. La foi de cet ancien missionnaire mormon, fils de milliardaire, risque elle aussi d'en heurter plus d'un, puisque certains évangéliques voient l'Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours comme une secte.

Il a par ailleurs coprésidé la campagne présidentielle nationale de John McCain.

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