À deux jours du scrutin, le nombre d'indécis demeure relativement important et ce sont eux qui risquent de déterminer l'issue des élections. La dernière semaine a été marquée par la visite des trois chefs des principaux partis.
Après les visites de Jean Charest (PLQ) et de François Legault (CAQ) en début de semaine, c'est la chef péquiste, Pauline Marois, qui est venue faire campagne dans la région de l'Outaouais, vendredi.
Les électeurs ont pu voter par anticipation en début de semaine. Selon le Directeur général des élections (DGE), 33 832 citoyens de la région de l'Outaouais ont voté dimanche et lundi pour choisir le candidat qui les représentera à l'Assemblée nationale. Il s'agit d'une hausse allant de 2,6 % à plus de 4 % selon les circonscriptions.
Quatre candidats de l'Outaouais ont discuté d'éducation, mercredi, durant l'émission Le Midi trente à l'antenne de Radio-Canada. Les participants ont tous une expérience professionnelle dans le milieu de l'éducation. Les participants ont notamment abordé le décrochage scolaire, la grève étudiante et la rémunération des enseignants.
Les candidats régionaux ont également fait de nombreuses promesses. Le candidat péquiste dans Papineau, Jean-François Primeau, s'est engagé à régler le conflit étudiant si son parti est porté au pouvoir. Le libéral Alexandre Iracà, lui, a promis de financer la construction d'un terrain de football et de soccer synthétique dans le secteur de Buckingham.
De son côté, la CAQ s'engage à revitaliser le marché Notre-Dame dans le secteur de Gatineau et Option nationale a fait part de ses engagements en santé. Le candidat du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Hull, Gilles Aubé, a aussi affirmé que la région devrait avoir son musée régional.
La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a qualifié de surréalistes les allégations formulées par Maryse Gaudreault. La députée sortante de la circonscription de Hull a fait une sortie publique, mercredi, disant que la CLASSE avait dépêché des membres pour faire campagne contre elle.
Enfin, les réactions ont été diverses à la proposition de vote stratégique chez les électeurs souverainistes et progressistes. Des représentants de groupes sociaux et des citoyens estiment que les partisans de Québec solidaire et d'Option nationale devraient se rallier au Parti québécois pour battre les libéraux.