À l'avant-veille du vote, le chef de la Coalition avenir Québec, lors d'un arrêt dans la circonscription de Bécancour, qu'il veut arracher au chef d'Option nationale, a affiché une confiance sans faille.
Il juge avoir eu assez de temps pour faire passer ses idées, son message, et rappeler les engagements de son parti.
Même s'il convient qu'il faut « être prudent », François Legault pense que son parti, loin de plafonner, continue à gagner en popularité auprès des électeurs.
« On a surpris depuis le début de la campagne, je pense qu'on va surprendre, le soir du 4 septembre, vous verrez ».
— François Legault
Surprendre, parce qu'il se dit convaincu que les Québécois désirent les changements proposés par son parti, spécifiquement la volonté de « faire le ménage dans la corruption », mais aussi dans la lourdeur de la bureaucratie.
Le chef de la CAQ juge que l'heure est maintenant venue de montrer aux citoyens que son parti est capable de tenir ses promesses.
Une fois encore, il a opposé l'approche de son équipe, axée sur l'économie et des priorités telles que l'éducation, aux priorités de son adversaire péquiste Pauline Marois, à savoir, selon lui, de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dès que possible.
Quant aux libéraux de Jean Charest, le chef de la CAQ écarte l'idée que ceux-ci puissent obtenir autre chose que la troisième place au scrutin de mardi.
« Avec 18 % des intentions de vote chez les francophones, ils ne peuvent finir que troisième ».
— François Legault
François Legault porte un regard satisfait sur sa campagne. Il se félicite tout particulièrement du niveau de dépenses effectué par son parti pendant cette campagne, qu'il évalue à moins de 4 millions de dollars. À ce sujet, le chef trouve que sa formation se compare favorablement avec ses adversaires.
Il ne craint pas non plus de souffrir d'un manque de moyens pour inciter les gens à voter pour lui le moment venu.
François Legault a ensuite poursuivi sa campagne à Trois-Rivières, pour un bain de foule dans une foire gastronomique. Son parcours y a croisé celui de la candidate péquiste Djemila Benhabib. En soirée, on l'a retrouvé dans le nord de la couronne de Montréal, une région qui pourrait bien jouer un rôle déterminant au soir du 4 septembre.
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