Élections Québec 2012

Les libéraux du Canada redoutent une défaite de Jean Charest

L'actualité en direct

Dalton McGuinty et Jean Charest Les premiers ministres Dalton McGuinty et Jean Charest (archives)  Photo :  PC/Jacques Boissinot

La famille libérale au pays redoute le scénario d'une défaite des libéraux de Jean Charest au Québec.

La marque de commerce libérale a été durement éprouvée ces dernières années après une série de revers tant au fédéral que dans les différentes provinces.

En Ontario, la survie du gouvernement minoritaire libéral ne tient plus qu'à un fil, après deux mandats consécutifs sans partage. Le premier ministre, Dalton McGuinty, tente toutefois de minimiser la portée d'une éventuelle défaite des libéraux au Québec.

« La philosophie libérale est quelque chose qui sera toujours contemporain. De temps en temps, nous sommes dans une position de pouvoir. De temps en temps, nous nous retrouvons dans l'opposition », dit-il.

Sauf que le nombre de libéraux au Conseil de la fédération se rétrécit comme une peau de chagrin.

Conseil de la fédération Les premiers ministres Bob McLeod, des Territoires du Nord-Ouest, Christy Clark, de la Colombie-Britannique, Darrell Dexter, de la Nouvelle-Écosse, Robert Ghiz, de l'Île-du-Prince-Édouard, Greg Selinger, du Manitoba et Darrell Pasloski, du Yukon au conseil de la fédération à Victoria (archives)  Photo :  PC/Jonathan Hayward

Seul le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Édouard Ghiz, est bien en selle.

En Colombie-Britannique, le navire libéral de Christy Clark est mal en point dans la perspective des élections de mai 2013.

Le parti, né d'une fusion avec les conservateurs, a d'ailleurs lancé une consultation pour savoir s'il doit se défaire du nom « libéral ».

La marque [libérale] n'est pas très populaire auprès de beaucoup de gens.

— Marc Dalton, député de la Colombie-Britannique

À Ottawa, le purgatoire se poursuit pour le cousin fédéral qui n'est plus qu'un tiers parti.

Selon le politologue Peter Graefe, c'est le résultat de la polarisation de la vie politique.

« La politique canadienne semble se raffermir autour d'un pôle de droite et un pôle de gauche, et le parti libéral a des problèmes à trouver sa place », explique-t-il.

Il ajoute que l'usure du pouvoir a également eu raison des libéraux d'un océan à l'autre.

D'après un reportage de Karim Djinko.