Jean Charest était à Dorval pour faire une annonce en compagnie de la ministre sortante des Aînés, Marguerite Blais, et son candidat dans la circonscription de Marquette, François Ouimet.
Photo : Radio-Canada
Il n'y aura aucun favoritisme dans le cadre du Plan Nord sous un gouvernement libéral, assure le chef du PLQ, Jean Charest, sans toutefois préciser comment il compte éviter que des privilèges soient indûment concédés dans la mise en oeuvre du projet.
De passage à Dorval où il a fait des annonces sur les soins aux aînés, le premier ministre sortant n'a pas nié les propos de l'ancienne ministre libérale Nathalie Normandeau cités dans L'actualité, selon lesquels une compagnie minière demandant un certificat d'autorisation environnementale s'entend plus facilement et plus vite avec le gouvernement « si c'est sur le territoire du Plan Nord ».
Interrogé sur la façon dont il procéderait pour empêcher tout favoritisme, M. Charest a affirmé que cela ne s'était jamais produit. « Il n'y a aucun cas où on a relevé un quelconque favoritisme, entendons-nous. Il n'y en a pas », a-t-il soutenu.
« Un des premiers gestes que nous avons posés, ça a été de mandater Michel Létourneau, qui est un ancien ministre péquiste, avec Pierre Corbeil, qui est un ancien ministre de mon gouvernement [...] pour faire une tournée de consultation. C'était-tu du favoritisme, ça? Non. »
— Jean Charest
Le chef libéral a assuré qu'il entendait faire en sorte que le Plan Nord aille de l'avant « dans les règles ». « Le Plan Nord, c'est un magnifique projet [...] qui va se faire correctement », a-t-il dit, sans donner plus de précisions.
Lorsqu'on lui a rappelé que l'ancien directeur de l'Unité anticollusion et candidat de la Coalition avenir Québec dans Saint-Jérôme, Jacques Duchesneau, avait déjà déclaré que les entreprises proches des libéraux s'arrachaient les retombées du Plan Nord, Jean Charest l'a attaqué sur la base des récentes allégations sur le financement de sa campagne à la mairie de Montréal.
« Est-ce qu'on parle du même M. Duchesneau qui fait l'objet d'allégations de faits nouveaux sur ses campagnes municipales? Celui qui applique la règle de tolérance zéro? », a-t-il déclaré, ajoutant : « Dans le cas de Mme Normandeau, c'est une femme qui est honnête, qui est intègre. Il n'y a jamais personne qui a fait la démonstration du contraire ».
Sur la question de la facilité et de la rapidité avec laquelle les entreprises du Nord obtiendraient des certificats d'autorisation, M. Charest a indiqué que Mme Normandeau voulait parler de la façon dont fonctionnerait le Société du Plan Nord, « ce guichet unique » qui sera créé pour développer le territoire de manière cohérente.
« On vise à créer un guichet pour que les gens puissent s'adresser à un endroit et qu'ils puissent obtenir des réponses qui sont les bonnes réponses le plus rapidement possible », a affirmé M. Charest.
Le chef libéral s'est défendu d'avantager le Nord au détriment du Sud, expliquant que le Nord nécessitait que le gouvernement soit plus efficace. « Si vous avez fréquenté le Nord québécois, c'est un territoire qui fait 1,2 million de kilomètres, c'est un territoire où habitent 120 000 personnes. Sur le plan de la logistique, c'est pas comme le Sud », a-t-il estimé.
« Les lois sont là, elles sont respectées les lois, les règles sont respectées, il s'agit de travailler avec efficacité. »
— Jean Charest