Élections Québec 2012

Pas de parti pris électoral pour la FTQ

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Michel Arsenault, président de la FTQ Michel Arsenault, président de la FTQ

La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) n'appuiera pas un parti en particulier en vue des élections générales du 4 septembre prochain.

Le Conseil général de la FTQ a décidé lundi d'appeler ses membres à s'impliquer dans la campagne en interpellant les candidats sur la plateforme de la centrale syndicale. Ses membres sont ensuite invités à « faire le choix de celui ou celle dont le parti est le plus apte à satisfaire cette plateforme ».

L'appui possible au Parti québécois évoqué par certains médias ne se matérialisera donc pas. En 2007, lorsque le PQ était dirigé par André Boisclair, la FTQ avait soutenu le PQ. « On n'est pas attaché à aucun parti politique à la FTQ. Je vous dirais que la plupart du temps, on appuie un parti politique, mais là, on a décidé de ne pas le faire. On ne l'a pas toujours fait non plus », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer, en entrevue à La Presse Canadienne.

L'appui du PQ à la loi 33, qui a aboli le placement syndical dans la construction, n'a pas plu à la FTQ-Construction, notamment. « Je ne vous cacherai pas qu'on a quelques point négatifs envers le Parti québécois », a déclaré le numéro deux de la FTQ.

On a jugé bon, compte tenu des positions qu'a prises le Parti québécois sur certains dossiers et compte tenu de la distance qu'a prise le Parti québécois avec le mouvement syndical et avec la FTQ depuis déjà quelques années, on a jugé qu'on ne les appuierait pas, bien qu'il y a plusieurs candidats qui vont avoir un coup de main de nos membres, j'imagine.

— Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ

Trois candidats du PQ viennent de la FTQ ou du Fonds de solidarité, soit Jean Poirier (ex-président du syndicat des employés d'Aveos) dans Mercier, Gilles Chapadeau (conseiller régional de la FTQ) dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue et Élaine Zakaïb (PDG des Fonds régionaux de solidarité FTQ) dans Richelieu.

Des critiques pour le PLQ et la CAQ

Le président de la FTQ, Michel Arsenault, s'est dit « extrêmement déçu de l'attitude du Parti libéral des dernières années ». Il a cité notamment la contribution santé de 200 $ par année imposée à tous les contribuables, peu importe leur revenu, et rappelé le lock-out à la Commission de la construction du Québec.

Le président de la FTQ, Michel Arsenault, a également dénoncé les compressions qu'envisagerait un gouvernement de la Coalition avenir Québec à Hydro-Québec. M. Arsenault a affirmé que le réseau électrique pourrait en souffrir au point de ressembler au réseau routier.

Le président de la FTQ a soutenu que le chef de la CAQ, François Legault, essayait de jouer sur la jalousie entre diverses catégories de salariés en faisant ce type d'annonce.

La FTQ avait défini ses « champs prioritaires d'action » en mai dernier, et avait interpellé les partis en juillet :

  • l'amélioration des services publics;
  • un développement des ressources naturelles respectueux des communautés et de l'environnement, profitant à la population;
  • respect des droits du travail;
  • priorité au débat public sur la tarification des services et le financement des universités;
  • défense de la culture, de la langue française et de l'identité québécoise;
  • un gouvernement respectant l'éthique ainsi que les principes de transparence, de justice et d'équité.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.