La chef du Parti québécois, Pauline Marois, soutient que seul son parti dispose d'une équipe complète capable de faire le « grand ménage », une référence à peine voilée au nouveau candidat vedette de la Coalition avenir Québec, Jacques Duchesneau.
Après avoir évité les questions des journalistes sur l'arrivée de l'ex-directeur de l'Unité anticollusion dans les rangs caquistes, Pauline Marois a lancé ce message devant ses partisans rassemblés dans Gouin pour le premier grand rassemblement de la campagne péquiste.
Un homme seul, cela ne suffit pas, cela prend toute une équipe pour faire le ménage. Et l'équipe, nous l'avons!
— Pauline Marois
Avant de s'adresser à ses troupes, la chef péquiste n'avait pas voulu se prononcer sur M. Duchesneau, se détournant des journalistes après avoir brièvement annoncé le lancement officiel de sa campagne.
« Le député sortant Nicolas Girard est un de ceux qui a particulièrement dénoncé les situations de corruption à l'Assemblée nationale en dénonçant les scandales de garderies. Cela va très bien avec notre programme, je suis très fière d'être à la tête d'une équipe qui s'en va à la rencontre des Québécois et qui leur permettra de choisir un gouvernement honnête, intègre qui va aider les Québécois à s'affirmer, s'entraider, s'enrichir. Je vous remercie, bonne journée », s'est-elle contentée de dire avant de s'éclipser.
Elle a plutôt dépêché son candidat dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, pour réagir à la venue de Jacques Duchesneau en politique. Celui-ci a brièvement indiqué que M. Duchesneau n'avait pas « le monopole de la vertu », que le Parti québécois posait le plus de questions au sujet des scandales et prônait des règles plus strictes en matière de financement des partis.
« Il y a quelques Eliot Ness au PQ », a-t-il dit.
— Bernard Drainville
Devant candidats et partisans, elle a encore moussé la candidature de Nicolas Girard qui se mesurera à la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, dans Gouin.
Lors de son discours, Mme Marois a dévoilé la plateforme électorale du parti. Le document de 25 pages s'articule autour des grands thèmes de la campagne de la formation souverainiste : S'affirmer, s'enrichir et s'entraider. On y retrouve entre autres des engagements pour lutter contre la corruption et défendre la langue française, ainsi que l'abolition de la taxe santé.
Voici les mots les plus souvent utilisés dans le programme du PQ :