Le monde des affaires veut être entendu au cours de la campagne

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Carte de débit (archives)

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) souhaite que la campagne électorale soit l'occasion de discuter des moyens qui favoriseraient la création de richesse. Son président, Yves-Thomas Dorval, demande aux partis politiques de formuler des propositions afin de rendre l'environnement d'affaires au Québec plus attrayant pour les entreprises.

L'organisme demande notamment que les candidats s'engagent à simplifier et à alléger la réglementation pour les entreprises, surtout en ce qui concerne les lois du travail. Dans un texte d'opinion publié peu avant le déclenchement des élections, le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval, souligne que « seuls le Québec et la Colombie-Britannique interdisent aux employeurs la possibilité de recourir à des travailleurs de remplacement lors d'une grève ou d'un lock-out ». Il dit souhaiter que le régime de relations de travail du Québec devienne plus concurrentiel par rapport aux autres provinces canadiennes et aux États américains.

Dans un autre ordre d'idée, Yves-Thomas Dorval prévient que le vieillissement de la population québécoise pourrait aggraver le retard de la province en matière de productivité. Il souhaite que les partis politiques se prononcent sur des mesures de rétention des travailleurs de 55 ans et plus, ainsi que sur l'intégration des immigrants dans le marché du travail, comme moyens d'atténuer les effets du vieillissement démographique.

Les attentes des PME

De son côté, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), qui représente 24 000 petites et moyennes entreprises au Québec, remettra un sondage aux chefs des partis politiques pour qu'ils prennent position sur certains enjeux. La FCEI insiste notamment sur l'allégement du fardeau fiscal et réglementaire pour les PME. Selon la vice-présidente de la Fédération, Martine Hébert, « le climat d'affaires au Québec doit s'articuler de telle façon que l'investissement privé sera stimulé ».