
Peu après son élection, le gouvernement péquiste a annoncé la tenue d’un sommet sur l’enseignement supérieur. Cette mesure visait à mettre fin à la contestation étudiante et à trouver des consensus sur plusieurs enjeux liés aux études supérieures. L'augmentation des droits de scolarité prévue dans le budget du précédent gouvernement libéral avait en effet déclenché une série de grèves et de manifestations qui ont culminé au printemps 2012. Mais le sommet ira au-delà de la simple question des droits.
« Aussi importantes que soient les questions
financières, ce serait cependant une grave erreur de limiter le débat à ce seul
aspect, a affirmé le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. Ce
dont nous avons besoin, c’est d’une réflexion de fond sur la place de
l’enseignement supérieur dans notre société, sur le rôle essentiel que doivent
jouer nos collèges et universités, dans toutes les sphères d’activité, qu’elles
soient économiques, sociales ou culturelles. »
Le sommet abordera donc les questions du financement et de la
gestion des universités, mais aussi celles de l'accessibilité aux études, de la
qualité de l'enseignement et de sa contribution au développement du Québec.
Mais le consensus ne
sera pas facile à trouver, car déjà, les principaux acteurs du sommet expriment
des divergences importantes. L'Association pour une solidarité syndicale étudiante a d'ailleurs annoncé qu'elle ne participerait pas au sommet, considérant que l'hypothèse de la gratuité scolaire n'y occupera pas une place suffisante.