Les internautes et les téléspectateurs qui suivent les audiences publiques de la commission Charbonneau en seront vraisemblablement quittes pour une déception cette semaine.
Le témoignage que le directeur général de Laval Gaétan Turbide livrera la semaine prochaine à la commission Charbonneau pourrait être frappé d'une ordonnance de non-publication. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a déposé une requête à ce sujet jeudi après-midi.
Le maire de Laval a décidé de suspendre le directeur général de la Ville, Gaétan Turbide, et son directeur général adjoint, Jean Roberge, avant leur comparution devant la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction.
L'ancien organisateur du Parti libéral du Québec Pierre Bibeau sera appelé à témoigner devant la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction (CEIC) à une date qui reste à préciser.
Au lendemain d'une sortie jugée « intimidante » et « menaçante » sur les travaux de la commission Charbonneau, Pauline Marois a réitéré, vendredi, sa pleine confiance en l'indépendance de la commission d'enquête.
Gilles Cloutier a expliqué à la commission Charbonneau avoir blanchi une somme de 30 000 $ en 1997 à la demande de l'avocat Michel Déziel, juge à la Cour supérieure du Québec depuis 2003. Le juge en chef de la Cour supérieure a réagi en milieu de journée et demandé au Conseil canadien de la magistrature de se pencher sur ces allégations.
Ce n'est pas la première fois que des allégations émergent concernant Michel Déziel, dont le nom a été évoqué par le témoin Gilles Cloutier, ex-vice-président de la firme Roche, à la commission Charbonneau. L'avocat devenu juge a travaillé à plusieurs élections sur la rive nord de Montréal.
L'appel à la prudence lancé par le gouvernement Marois à l'endroit de la commission Charbonneau suscite de l'embarras dans les rangs péquistes et de vives dénonciations chez l'opposition.