Denise Filiatrault n'a été actrice au théâtre que pour quelques productions, mais elle a été au coeur de pièces marquantes. Lorsque son chemin croise celui de Michel Tremblay, c'est le feu d'artifice : Les belles-sœurs fait scandale, mais obtient, au fil du temps, un triomphe.
« Écrire pour la télévision, note Denise Filiatrault, c'est s'y consacrer six jours par semaine, même le jour de Pâques. » Ce sacrifice nous a donné Chez Denise, un rendez-vous au restaurant auquel plusieurs ont répondu avec délectation.
Le théâtre n’ayant plus de secret pour elle, Denise Filiatrault ne pouvait passer à côté de la direction d’acteurs, qu’elle aime tellement. Depuis 20 ans, elle s’est tournée petit à petit vers les comédies musicales, qui sont l'occasion de joindre ses deux passions depuis toujours, le jeu et la chanson. Elle tient les rênes du Théâtre du Rideau Vert depuis 2004.
À une époque où la télévision n'existe pas, les gens en recherche de divertissement nocturne se tournent vers les cabarets. On y boit surtout, mais on y entend aussi des artistes proposer des numéros alliant chanson et théâtre. Des moments formateurs pour Denise Filiatrault, qui travaille auprès de Paul Berval et de sa troupe du Beu qui rit.
C’est la première incarnation de Denise Filiatrault. Nous sommes dans les années 50, les nuits du Red Light enflamment Montréal. Il y a le Faisan doré, le Copacabana, le Bal Tabarin… Il y a la pègre aussi. C'est grâce à la chanson que Denise Filiatrault rencontre son mari, Jacques Lorain. C'est aussi par la chanson qu'elle trouve sur son chemin une certaine Aimée Sylvestre, dite Dominique Michel.
C'est la période des émissions en direct, sans filet, où l'improvisation est reine. Les succès ne manquent pas : Moi et l'autre, les Bye-bye et, bien sûr, Les belles histoires des pays d'en haut, qui l’occuperont pendant neuf ans. C’était l'âge d'or de la télévision. Tout le Québec avait les yeux sur Denise Filiatrault à cette époque.
Même si Denise Filiatrault franchit tardivement dans sa carrière le pas qui là mène naturellement derrière la caméra dans les années 90. Elle réalise quatre longs métrages en six ans.
C'est sa porte d'entrée au cinéma. Un hasard l'a mise sur la piste de la scénarisation. Un hasard qui a mené à la concrétisation de trois films, dont la série des Laura Cadieux.
Denise Filiatrault a laissé une marque permanente sur le 7e art, qu'elle ait été dirigée par Gilles Carle, Denys Arcand ou André Brassard. Son talent lui permet d’atteindre un niveau d’estime inégalé chez les femmes de sa génération. La France lui fait de l'oeil aussi, mais sans vraiment nous la ravir.
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