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Jour 3  (25 juillet 1999)


Volley-ball masculin
Heureux qui comme Bruce a fait un beau voyage

flecherouge.gif (844 octets)Entrevue avec Bruce Edwards

Bruce EdwardsLe Canada venait tout juste de s'incliner en cinq manches contre la Colombie lors de son premier match du tournoi panaméricain. Une défaite qui fait mal quand ont doit ensuite affronter les Américains et les Argentins. Bruce Edwards, le libéro de notre équipe nationale, le savait et ne s'est pas fait prier pour le reconnaître. Ce grand gaillard de l'Alberta déconcerte par sa franchise et par son accent parisien.

"Nous les avons laissés revenir dans le match. Nous avons défendu pour ne pas perdre au lieu d'attaquer pour gagner." Cette petite phrase cinglante de Bruce Edwards dépeint exactement ce qui s'est passé. Le Canada avait le match à portée de main. En avant deux manches à une, et 19-13 dans la quatrième, les nôtres ont cru que c'était dans la poche. Mais les Colombiens n'ont jamais abandonné et n'allaient pas vendre leur peau aussi aisément. Non seulement ont-ils remporté cette manche 25-22, mais ont fait mal paraître l'équipe en rouge et blanc dans la manche décisive qu'ils ont gagné 15 à 11.

Bruce lui pensait déjà au prochain match. "Nous n'avons plus droit à l'erreur. C'est impardonnable de perdre de la sorte. Mais je sais que nous pouvons vaincre les États-Unis avec un jeu plus soutenu." Edwards accepte ensuite de parler un peu de lui-même.

"J'ai commencé à jouer au volley-ball au Lycée à Edmonton." Le Canada secoué par la Colombie...Oui, je l'avais bien entendu dire LYCÉE ! C'est que ce gaillard a appris le français à Nice, en France. Après avoir porté les couleurs de l'Université de Calgary pendant quatre ans, en même temps que celle de l'équipe nationale, Edwards reçoit une offre qui ne se refuse pas. Un contrat avec Nice, en première division française. Le soleil et les fans par milliers à chacun des matches. Le volley-ball attire régulièrement entre 3 000 et 4 000 spectateurs.

Puis la saison dernière, départ à destination de Paris où il défend les couleurs de l'équipe de la Ville Lumière. Il souhaite bien renouveler son contrat pour la prochaine saison. À quand de pareilles foules pour le volley-ball au Canada ? Il ne le sait pas. Mais il sait que les nouvelles règles internationales rendent son sport plus attrayant et spectaculaire. C'est comme lorsque chaque point compte.

flecherouge.gif (844 octets)Entrevue avec Bruce Edwards

Jean-François Chabot
Votre cyber-reporter


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