
Volley-ball
masculin
Heureux qui comme Bruce a fait un beau voyage Entrevue
avec Bruce Edwards
Le Canada venait tout juste de s'incliner en cinq manches contre la
Colombie lors de son premier match du tournoi panaméricain. Une défaite qui fait mal
quand ont doit ensuite affronter les Américains et les Argentins. Bruce Edwards, le
libéro de notre équipe nationale, le savait et ne s'est pas fait prier pour le
reconnaître. Ce grand gaillard de l'Alberta déconcerte par sa franchise et par son
accent parisien.
"Nous les avons laissés
revenir dans le match. Nous avons défendu pour ne pas perdre au lieu d'attaquer pour
gagner." Cette petite phrase cinglante de Bruce Edwards dépeint exactement ce qui
s'est passé. Le Canada avait le match à portée de main. En avant deux manches à une,
et 19-13 dans la quatrième, les nôtres ont cru que c'était dans la poche. Mais les
Colombiens n'ont jamais abandonné et n'allaient pas vendre leur peau aussi aisément. Non
seulement ont-ils remporté cette manche 25-22, mais ont fait mal paraître l'équipe en
rouge et blanc dans la manche décisive qu'ils ont gagné 15 à 11.
Bruce lui pensait déjà au prochain
match. "Nous n'avons plus droit à l'erreur. C'est impardonnable de perdre de la
sorte. Mais je sais que nous pouvons vaincre les États-Unis avec un jeu plus soutenu."
Edwards accepte ensuite de parler un peu de lui-même.
"J'ai commencé à jouer au
volley-ball au Lycée à Edmonton." Oui, je l'avais bien entendu dire LYCÉE !
C'est que ce gaillard a appris le français à Nice, en France. Après avoir porté les
couleurs de l'Université de Calgary pendant quatre ans, en même temps que celle de
l'équipe nationale, Edwards reçoit une offre qui ne se refuse pas. Un contrat avec Nice,
en première division française. Le soleil et les fans par milliers à chacun des
matches. Le volley-ball attire régulièrement entre 3 000 et 4 000 spectateurs.
Puis la saison dernière, départ à
destination de Paris où il défend les couleurs de l'équipe de la Ville Lumière. Il
souhaite bien renouveler son contrat pour la prochaine saison. À quand de pareilles
foules pour le volley-ball au Canada ? Il ne le sait pas. Mais il sait que les nouvelles
règles internationales rendent son sport plus attrayant et spectaculaire. C'est comme
lorsque chaque point compte.
Entrevue avec Bruce Edwards
Jean-François Chabot
Votre cyber-reporter
|