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Jour 3  (25 juillet 1999)


Athlétisme
Bourgeois et Duval ont fait le travail au 3000m steeple

flecherouge.gif (844 octets)Entrevue avec Joël Bourgeois et Jean-Nicolas Duval

L'or pour Joël Bourgeois et le bronze pour Jean-Nicolas Duval...WINNIPEG, 25 juillet 1999 - On s'attendait à une bonne performance et à une médaille de la part de Joël Bourgeois au 3 000 mètres steeple et il n'a pas déçu, l'or est sien. Mais le plaisir fut double grâce à la médaille de bronze récolté par Jean-Nicolas Duval. Les deux Canadiens ont mené une course calculée et intelligente.

Sur les trois premiers tours, Bourgeois et Duval, se sont contentés de suivre le rythme derrière deux Américains qui dictaient la cadence. Puis à trois tours de l'arrivée nos deux compères y sont allés d'une poussée pour prendre Bourgeois au passage d'une haieles commandes de l'épreuve et faire savoir aux coureurs de l'Oncle Sam qu'ils n'étaient pas seuls en piste. Avec un tour à faire Francis O'Neill a tenté une échappée, mais les Canadiens continuaient de le talonner.

À 300 mètres de l'arrivée, sans crier gare, un peu comme le "roadrunner" le fait dans les dessins animés contre le coyote, Bourgeois a passé la vitesse supérieure. Au fil, il avait près de cinq mètres d'avance sur son poursuivant. Duval qui a lui aussi très bien couru, avait la porte grande ouverte pour le bronze.

Mission accomplie

Les deux athlètes respiraient le bonheur de la mission accomplie lorsqu'ils se sont présentés dans la zone des entrevues. "Ça s'est passé comme on l'avait prévu, a dit Bourgeois. Je savais exactement à quel moment de voulais attaquer". Victoire !L'athlète originaire de Grand-Digue au Nouveau-Brunswick refusait par contre de comparer sa performance aux panaméricains à celle des récents Jeux universitaires, en Espagne, où il a récolté du bronze.

"Le niveau de compétition est dix fois supérieurs aux Jeux universitaires. Les Américains et les Africains y envoient leurs meilleurs éléments. Mais je suis tout de même heureux du résultat d'aujourd'hui." Après avoir rendu hommage à son partenaire Duval, Bourgeois s'est ensuite lancé dans une série d'observation sur l'indifférence des amateurs de sport canadiens vis-à-vis de l'athlétisme. "Quand je serai à la retraite, j'aurai sans doute le regret de ne pas avoir été Espagnol ou Français pour courir régulièrement devant des foules de 30 000 spectateurs." Le stade se l'université du Manitoba lui donnait aussitôt raison... on n'y comptait qu'une poignée de gens.

Pour sa part, Duval n'est pas malheureux de l'ombre que peut lui faire Bourgeois. "Au contraire, dit-il, c'est grâce à Joël si je suis parvenu à réaliser le standard pour les Pan Am lors des championnats canadiens. Je savoure cet instant, car ce sont mes premiers grands jeux." L'avenir s'annonce beau pour ce jeune homme originaire de Repentigny, et qui étudie la physiothérapie à l'université du Québec à Trois-Rivières.

flecherouge.gif (844 octets)Entrevue avec Joël Bourgeois et Jean-Nicolas Duval

Jean-François Chabot
Votre cyber-reporter


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