- Les mécanos du désert
- Attention: femmes au volant!
- Le matin du départ
- Montréal-Neijakh
- Le grand départ


Desert Navigation Challenge
Les Gazelles au masculin
 

22 avril 2003 – Desert Navigation Challenge (DNC). En réponse à la demande, le Rallye des Gazelles portera la barbe dès l'automne prochain. Les hommes auront enfin leur course de navigation à la boussole, sans GPS ni assistance technique. La première édition du DNC traversera le désert marocain dès la mi-octobre avec un parcours aussi difficile que celui réservé aux Gazelles.

«Il y avait beaucoup d'intérêt et de questions de la part des hommes. Le DNC sera exactement pareil au Rallye des Gazelles, exception faite de l'assistance mécanique. Les hommes qui y participeront devront s'arranger seuls avec les moteurs et les transmissions défectueuses», indique l'inventrice du défi féminin, Dominique Serra.

Martine Lacharité, une Québécoise de Saint-Constant qui vit en Savoie depuis 19 ans et qui a fait le Rallye des Gazelles à six reprises, a hâte de pouvoir établir une comparaison entre les hommes et les femmes sur le terrain. «C'est bien connu. Les hommes sont moins patients. Imaginez quand ce sera le temps de chercher une balise dans le désert?», lance-t-elle.

Savoir s'adapter

Le rédacteur en chef du magazine Le monde du VTT abonde dans ce sens. Et la difficulté du parcours et l'attitude masculine nécessaire pour franchir les dunes ne sont pas en cause. «La grande différence sera les conditions de vie. Les courses nord-américaines sont des épreuves de vitesse et ne durent que quelques jours comme le Mondial du quad à La Tuque et le Baja 1000 ou 2000 miles entre la Californie et le Mexique», croit Robert Jetté, qui songe tout de même à s'inscrire.

Quant aux conditions de (sur)vie, camps luxueux et cuisine préparée par des chefs de renom déclassent complètement le confort relatif de la tente et les rations militaires du Rallye des Gazelles.

Déjà huit équipes sont inscrites (deux du Québec et six de France) au DNC, alors qu'on pense pouvoir attirer une quinzaine de formations pour la première édition. «C'est modeste, mais nous attendons de voir comment ça va se passer avant de médiatiser la chose et se lancer dans une aussi grande aventure que les Gazelles», poursuit Serras.

Un nom plus «international»

Le nom anglophone donné au Rallye des Gazous, comme on l'appelle à l'interne, n'est pas un hasard. «Certains hommes trouvent que le nom de Gazelles ne fait pas très sérieux. En choisissant DNC, nous souhaitons attirer des gens de partout dans le monde», explique Serras. En comparaison, il a fallu près de dix ans pour attirer aux Gazelles une équipe provenant d'un pays autre que francophone.

Martine Lacharité croit que les Canadiens connaîtront plus de succès que les Français, qui sont beaucoup trop machos selon elle. Vu la popularité des rallyes dans l'Hexagone, les pilotes français ont donc beaucoup plus à perdre s'ils ne sont pas performants.

Mais peu importe la nationalité, Dominique Serra est catégorique: «Pour les hommes, course automobile égale vitesse. S'ils (les Gazous) vont vite, ils vont se perdre». Autant lancer les recherches tout de suite!


À lire...
Un podium aux deux tiers québécois au 13e Rallye des Gazelles
ASMED ou le rallye devenu cause humanitaire
Le signal de la cinquième et dernière étape est donné
Québec a son équipage au Rallye des Gazelles
Les Gazelles au masculin dès octobre
Le vent emporte la dernière étape du Rallye des Gazelles
Première étape marathon: séparer les femmes des enfants
L'équipage québécois Sofitel toujours en tête chez les 4x4 après la deuxième étape
La navigation donne du fil à retordre aux plus expérimentées lors de la 1re étape
Les participantes québécoises quittent Montréal pour le Rallye des Gazelles
Le Rallye Aïcha des Gazelles n'a rien d'une course de nanas

 

 

 

- Un petit tour avec les Gazelles
- Ici Radio-Sahara
- Rencontre avec un Berbère
- Le désert, ce mythe
- Cheich
- Un long voyage
- Dans quelle galère?