Cinquième étape
Un dernier effort dans le désert
23 avril 2003 – Le départ de la dernière étape du Rallye Aïcha des Gazelles, «L'étape du sable», a été donné mercredi matin. La sixième étape n'aura finalement pas lieu, les organisateurs ayant décidé de laisser les Gazelles récupérer des dures journées précédentes.
Par ailleurs, le classement général définitif de la quatrième étape montre que cinq équipages québécois sont parmi les dix premiers, dont trois dans les cinq premiers.
La cinquième étape se veut un parcours difficile presque 100% sable et sans beaucoup d'échappatoires pour les novices. Les difficultés vont crescendo et les machines tanguent sur les crêtes infinies de ces vagues minérales. Une étape physique donc, où la conduite sera déterminante.
C'est avec la rage de vaincre que les équipages québécois en tête de classement se sont lancés vers les dunes. Pour Sophie Racette-Villeneuve et Raymonde Legendre de l'équipe SOFITEL, il s'agit de l'étape de la dernière chance pour remonter au classement et obtenir une place sur le podium. Cet équipage qui participe depuis 5 ans au Rallye a toujours frôlé le podium pour diverses raisons, souvent mécaniques. «Nous allons tenter le tout pour le tout, car il ne s'agit plus de défendre la première place que nous avons perdue hier, mais de remonter dans les trois premières» a dit Sophie.
Pour l'équipage CARPEDIA.COM composé de Marie-Pierre Juneau et de Francine Plante, le défi sera de conserver sa seconde place au classement général. «Notre objectif pour cette dernière étape est de pointer toutes les balises pour éliminer toute pénalité possible», a admis Marie-Pierre Juneau dont c'est la deuxième participation avec sa navigatrice.
Pour l'ÉQUIPE QUÉBEC, de Annie Dumas et Geneviève Provost, la dernière étape sera l'occasion de grimper encore au classement général où les filles sont pour l'instant cinquièmes. «Nous n'allons pas courir le risque de perdre notre place, mais nous allons tout faire pour nous faufiler sur le podium» a dit Annie, dont il s'agit de la première participation.
Quant aux autres, elles s'entendent pour dire que le rallye est loin d'être une ballade dans le désert pour femmes en mal d'aventure. Muriel Martin, de l'équipe MIMOSA, est aussi la doyenne des gazelles québécoises. Du haut de ses 56 ans, elle avoue que le contact avec le désert a été brutal. «Je me croyais meilleure en navigation, alors qu'en réalité j'arrive difficilement à lire les cartes. Le désert m'aura donné une grande leçon d'humilité. »
Cette dernière étape a donné du fil à retordre à l'ensemble des Gazelles qui ont eu un radiateur crevé, un arbre de transmission cassé, et des amortisseurs brisés.