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avril 2003 - Ici Radio-Sahara Il faut se lever de bonne
heure pour couvrir le Rallye des Gazelles! Au propre comme
au figuré. Chaque matin, l'organisation réveille
Gazelles et journalistes à 4h du matin pour effectuer
les départs à partir de 6h. Au programme:
autour de 200 kilomètres de trajet pour suivre les
équipages. Vitesse moyenne: entre 10 et 80 km/h selon
le type de terrain. Parfois dans le sable, souvent dans
des champs de cailloux, trop souvent dans des situations
impossibles. Bref, les journalistes sont assurés
de rouler (et de marcher) une douzaine d'heures par jour.
Si l'on est chanceux, il s'agit d'une étape en boucle.
Cela signifie que la tente dans laquelle on dort peut demeurer
en place. Sinon, et ça arrivera à quatre reprises
pendant le Rallye, il faut tout emballer au réveil
et refaire son lit en soirée aux quatre vents. Pour
les piquets dans le sable, c'est la galère! Des rochers
feront l'affaire.
Toute la journée, mon 4x4 de reporters se déplace
d'une balise à l'autre pour recueillir de l'information,
faire des entrevues et prendre quelques photos. Mais lorsque
les filles rentrent au bivouac, les journalistes, eux, doivent
continuer à travailler souvent après
minuit.
Les conditions journalistiques sont extrêmes. Rien
à voir avec la galerie de presse du Centre Bell.
En plus de la chaleur, du vent et du sommeil qui se fait
rare, il faut apprendre à donner des nouvelles à
nos collègues par téléphone en pleine
tempête de sable, écrire des textes à
la lampe frontale et composer avec l'absence d'électricité
plusieurs heures par jour dans la tente des médias.
Aujourd'hui, mon ordinateur portable et toutes les piles
qui alimentent mes appareils photos, mon téléphone,
etc., étaient à plat. Impossible de recharger
le tout depuis hier.
Je me demande parfois qui des filles ou des journalistes
sont les véritables Gazelles. Mais c'est un rallye.
Je n'ai pas le temps de me poser trop de questions. C'est
déjà l'heure de courir à la prochaine
balise.