Dans
l'imaginaire collectif, le désert n'est qu'un gigantesque
carré de sable chaud et doré. Il n'en est
rien. Sur le terrain, on se rend compte que le désert
apparaît sous plusieurs formes. Tantôt dunes
de 400 mètres, tantôt plaines rocailleuses,
la conduite motorisée dans le désert n'a rien
de facile.
Impossible
d'aller d'un point A à un point B sans descendre
de la voiture. Le chauffeur du 4x4 de presse que j'emprunte
tous les jours afin de courir après les gazelles
d'une balise à l'autre est spécialiste pour
tomber dans tous les pièges du désert. Surtout
les crevasses et le sable mou. Évidemment, quand
on s'enlise, lui conduit, nous, les journalistes, pelletons!
C'est à se demander s'il ne fait pas exprès,
histoire de nous faire vivre le rallye à la manière
des Gazelles. Mais pour la couverture journalistique, c'est
pas toujours évident de tenir son calepin de notes
et la pelle en même temps. C'est sans parler de mon
stylo qui glisse toujours de mes poches. Allez donc le retrouver
dans le sable! Je vous jure, après la prochaine pluie,
il va pousser des arbres à stylos dans le Sahara!
Les
Gazelles québécoises ont vite compris le principe
du désensablage. Mais elles disposent d'une arme
que mon chauffeur, français d'origine, n'ont pas
: des chenilles de motoneige dans le désert. Joseph
Armand Bombardier doit se retourner dans sa tombe