Plus
que l'eau, plus que l'essence, l'article le plus populaire
dans le désert du Rallye des Gazelles est sans contredit
le cheich. Le quoi? Le cheich est l'espèce de turban
que portent les Marocains par temps chaud. Rares sont les
Gazelles qui n'en portent pas un. Les journalistes s'y sont
également mis, considérant le cheich comme
un outil de travail au même titre que l'air conditionné
dans un bureau du centre-ville de Montréal.
La fonction dudit chapeau est la même. Garder les
idées au frais. Avec des pointes de température
à 45 degrés Celsius et un soleil plombant,
ce n'est plus un luxe dans le Sahara. Sans compter que l'une
des extrémités du bout de tissu sert de panneau
protecteur en cas de grand vent. Ça tombe bien. Les
tempêtes de sable sont nombreuses; le sable dans la
bouche et le nez, pas très agréable.
Succombant à la nouvelle mode, votre humble serviteur
s'est procuré un cheich avant d'entrer dans le désert
il y a deux jours. D'un beau bleu qui rappelle la couleur
des Touaregs, j'ai le cheich dans la peau. La chaleur et
l'humidité aussi! Hier soir, même sans cheich,
j'avais l'air d'un homme du désert avec mon front
tout bleu. Mais rassurez-vous; cette teinture part au lavage.
Après tout, les Schtroumpfs, c'est dans un autre
pays!