Coupe Grey 2002

Alouettes - Vestiaire
Les larmes de Bruno, les bons mots de Charbonneau
 

24 novembre 2002 – «Quand j'ai vu Copeland (Jermaine) partir et marquer le dernier touché, je me suis mis à brailler comme un bébé.» Bruno Heppell laissait ainsi couler ses émotions après cinq ans de convoitise du précieux trophée et un échec crève-coeur lors de la saison 2000.

Heppell, les larmes aux yeux, a croisé son ancien coéquipier chez les Alouettes, Steve Charbonneau, en se rendant sur le terrain pour la transformation après le touché assommoir à la toute fin du match. «Steve m'a félicité avec beaucoup de classe.» Les deux athlètes, qui étaient cochambreurs lorsque les Alouettes étaient sur la route, ne s'étaient pas reparlé depuis le départ de Charbonneau pour Edmonton. «Il y a une partie de cette coupe-là que l'on doit à Steve. Il a tellement donné à cette équipe qu'on lui doit de la reconnaissance.»

Le numéro 33 a pu finalement mettre la main sur la fameuse coupe, lui qui s'était toujours refusé de la toucher tant qu'il ne l'aurait pas gagnée. «C'est tellement bon, il n'y a pas de mots pour décrire cette sensation. Je sens de l'énergie partout, c'est vraiment excitant!»

Le joueur de ligne offensive Neal Fort et le receveur Sylvain Girard étaient également sans mot pour décrire ce qui les habitait. Mais les deux ressentaient la même fierté de se retrouver avec des coéquipiers aussi formidables. «Tu ne fais que chercher tes coéquipiers pour les féliciter, c'est une drôle de sensation, tentait d'expliquer Girard. Il y a tellement de sentiments qui me rentrent dedans que je ne comprends pas encore ce qui m'arrive. Mais je sais toutefois une chose, c'est le plus beau moment de ma carrière.» Quant à Fort, il était heureux de seulement pouvoir se retrouver avec cette équipe après des maux de dos qui lui ont fait craindre pour sa carrière.

La sérénité de Baker

Assis dans le fond de son casier, le botteur Terry Baker était d'un calme déconcertant dans un vestiaire survolté où le champagne pleuvait. «Je n'ai pas besoin de m'exciter pour apprécier ce qui m'arrive. Je savoure tranquillement ce moment, voilà tout.» Le botteur de 42 ans a toutefois été tiré de cette belle sérénité tranquille par quelques coéquipiers venus lui arracher son chandail. Leur joie communicative a gagné Baker qui n'a pu s'empêcher de répliquer.

La fumée des cigares a finalement gagné le vestiaire des champions de la coupe Grey. Les Alouettes ont ainsi savouré leur triomphe avec tous leurs sens: le goût du champagne, l'odeur des cigares, le bruit des cris de joie, la vue des sourires et le contact des doigts sur la coupe Grey.


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