FIS
Les nouvelles règles chatouillent les Autrichiens
30 novembre 2002 – Les critiques fusent de Aspen, au Colorado, à Lake Louise, en Alberta, concernant les nouvelles règles de la Fédération internationale de ski (FIS) qui régissent les départs de la descente et du super-G.
Ce sont d'abord les skieurs autrichiens qui ont lancé les premières salves, le détenteur du Globe de cristal Stephan Eberharter au front. «Nous détestons [cette règle], a-t-il déclaré. Ils sont assis derrière un bureau et n'ont aucune idée de ce qui se passe sur les pistes», pointant ainsi des membres de la FIS. Selon Eberharter, les meilleurs s'en trouvent fortement désavantagés.
La nouvelle réglementation stipule que les 30 meilleurs skieurs à l'issue du troisième et dernier entraînement s'élancent le lendemain en ordre inversé. Auparavant, les 15 premiers pouvaient choisir leur rang de départ, tenant ainsi compte de la météo et de la condition de la piste.
Comme Ferrari en formule 1, plusieurs skieurs autrichiens estiment que ces règles ont été instaurées afin de baliser leur domination majeure sur les pistes l'an dernier. La FIS, pour sa part, explique sa décision par l'intérêt décroissant suscité par le super-G et en descente lors des dernières années.
Le souhait de la télévision
Chez les dames, où les nouvelles règles s'appliquent aussi, Mélanie Turgeon admet que les nouvelles règles ne font pas l'affaire de tous. «En 2000 et 2001, quand j'étais parmi les meneuses au super-G, je partais toujours vers les dixièmes. Maintenant les meneuses vont partir les dernières. La télévision souhaite que les meilleures partent dans les 30 dernières.»
Dans son cas, Turgeon se trouve cependant avantagée : son 30e rang au classement final de la saison dernière lui permet de s'élancer entre le dixième et le quinzième rang.

