![]() |
![]() |
||||||||||||||||||||
Plongeon - Aide financière Caroline Lauzon hérite d'Anne Montminy Jean-François Chabot
MONTRÉAL, 23 octobre 2000 (Radio-Canada) - Depuis deux ans, la plongeuse Anne Montminy, double médaillée des Jeux olympiques de Sydney, a bénéficié du soutien financier de la firme Addenda Capital spécialisée dans la gestion de fonds de placement. Lundi, Caroline Lauzon a hérité de son «porte-feuille».
Lauzon, qui est âgée de 17 ans, est l'un des meilleurs espoirs québécois pour assurer une relève en haut de la tour de 10 mètres, discipline de prédilection de Montminy. Issue de la gymnastique qu'elle a pratiquée pendant sept ans au sein du club Gymnix, elle est passée au plongeon à la suite d'une blessure et sur les recommandations d'une amie déjà adepte. Depuis, elle est membre du Club CAMO de Montréal.
La participation d'Addenda, dont le président Carmand Normand est le frère du directeur technique de la Fédération québécoise de plongeon amateur, Donat Normand, se chiffre à 50000 dollars étalés sur les quatre prochaines années. Cette aide arrive à point nommé puisque jusqu'alors, les parents de Caroline étaient sa seule source de revenu, pour elle qui vise à court terme de se tailler une place au sein de l'équipe nationale canadienne et de participer aux Championnats du monde aquatiques au Japon en 2001.
«Je suis très contente de ce qui m'arrive, a dit Lauzon, même si ça me met un peu de pression de suivre dans le sillon d'une athlète comme Anne Montminy. Mais grâce à cela je peux enfin me concentrer à 100 pour cent sur mon sport. C'est un peu une récompense pour mes efforts passés».
De son côté, Anne Montminy ne voit pas en ce passage un pas vers une retraite définitive. «Je pars en vacances en Asie pour quelques semaines afin d'y visiter des pays que je n'ai pas encore vus comme la Thaïlande. Puis, en janvier, j'amorcerai mon stage de droit dans un cabinet d'avocats montréalais. Je n'ai pas encore pris de décision finale.»
Anne aurait-elle eu une décision plus facile à prendre si elle n'avait pas ramené de médailles de Sydney? «Ça n'a jamais été une question de performance. On peut encore réussir de belles choses en plongeon même à 30 ans. L'important sera de savoir si j'aime encore assez le sport pour y consacrer tant de sacrifices».
|
||||||||||||||||||||