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Hockey sur glace - Dossier - Violence au hockey Les politiciens partent en guerre contre la violence Jean-Patrick Balleux
MONTRÉAL, 1er décembre 2000 (Radio-Canada) - Au début de mois de novembre, le porte-parole libéral en matière de sport, loisirs et plein-air, Norman MacMillan, s'est levé à l'Assemblée nationale et a lancé un grand cri du coeur. Le député de Papineau s'est dit inquiet quant à l'avenir du hockey mineur. Statistiques à l'appui, il a demandé à ce que le gouvernement se penche sur l'inquiétante baisse de popularité du hockey chez les jeunes Québécois. En quelques années, le nombre de joueurs est passé de 120 000 à un peu plus de 80 000. Faut-il s'en inquiéter?
«On ne met pas assez d’emphase sur l’apprentissage. Il faut regarder la possibilité de changer le système. En Europe, il y a des instructeurs à temps plein qui font le tour des associations. Il faut qu’on retrouve du plaisir sur la glace et faire de la notion d’apprentissage une priorité», croit le politicien qui a déjà été joueur, entraîneur et propriétaire d'une équipe de hockey, les Castors de Buckingham. Bonne nouvelle, le ministre responsable du sport amateur, Gilles Baril, a reçu positivement la demande et est prêt à collaborer. Pour une fois que les politiciens s'entendent... Ce n'est pas la première fois que le gouvernement du Québec s'intéresse au hockey. En 1987, le rapport Therrien devait remettre le sport sur ses rails. Le président de Hockey Québec, Guy Blondeau, estime que cette étude «est passée à côté». «Le rapport Therrien visait carrément à faire adopter par le hockey canadien le modèle américain. Les fédérations n'ont pas suivi. Therrien a essayé de remplacer une structure existante», croit M. Blondeau, parce que les bénévoles et les gens qui font le hockey n'ont pas suivi. Un premier rapport Le rapport Therrien faisait suite au rapport Néron paru dix ans plus tôt. «Depuis le comportement agressif du joueur, la colère exagérée de l'instucteur en mal de victoires, la non-application des règlements par des arbitres tolérants, jusqu'aux clins d'oeil complices du parent qui projette ses refoulements, et la tape sur l'épaule du propriétaire satisfait de sa recette, tout y passe. Boisson aux mineurs, provocations verbales, harcèlement de la foule, prétexte publicitaire, insistance des médias... La victoire à tout prix semble n'avoir qu'un seul prix: la violence!», disait le rapport Néron qui, en 1977, a eu l'effet d'une bombe dans le monde du sport amateur. De cet éléphant en papier, initié à l'époque par le gouvernement du Québec, est né une souris: la Régie de la sécurité dans les sports. Passée il y a quelques années dans le hachoir à viande, au nom du dégraissage de la fonction publique, l'administration de la violence est depuis l'apanage de chacune des fédérations sportives. Aujourd'hui, devant les cas de violence qui se multiplient dans les arénas, force est de constater que les initiatives politiques ne donnent pas grand-chose. Le président de Hockey Québec apprécie l'intérêt des députés, mais croit qu'il faut agir à la base, plutôt qu'au sommet, pour que les choses changent. Quelles sont leurs chances de succès? Tout ce que l'on sait, c'est que les politiciens savent patiner... À lire aussi: - Phénomène de société? - Une dope... - Hockey Québec met le doigt sur le bobo - Les parents pointés du doigt - Des arbitres en voie de disparition - Arbitrer est un sport dangereux
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