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Patinage de vitesse longue piste Gaétan Boucher, vite sur ses patins Il faut une bonne dose de détermination pour devenir champion olympique d'un sport qui se pratique difficilement dans son propre pays. C'est le cas du patineur de vitesse Gaétan Boucher: il rafle le titre de champion du monde et brise le record du monde sur 1000 mètres trois ans avant que le premier anneau de glace artificielle ne soit bâti au pays.Rares sont les athlètes qui ont participé à autant d'éditions des Jeux olympiques. Le patineur –qui touche l'or pour la première fois en 1970 aux Championnats québécois et devient à 15 ans le plus jeune membre de l'équipe nationale de patinage de vitesse– entame sa carrière olympique en 1976 à Innsbruck, en Autriche, et la termine parmi les siens en 1988 à Calgary. Quatre éditions des jeux à rêver de médaille d'or. Déjà, en 1981, le Canadien affirme qu'il n'est pas question de se retirer de la compétition avant de remporter l'or aux prochains jeux. L'athlète, qui ne patine que pour gagner, digère mal sa médaille d'argent sur 500 mètres remportée aux Jeux olympiques de Lake Placid, en 1980. Il veut se reprendre, et il va se reprendre! À Sarajevo, Gaétan Boucher n'a que trois choses en tête lorsqu'il arrive sur les lieux de la compétition: combattre le vent, éviter une chute (qui lui a déjà coûté un championnat du monde) et patiner pour le plaisir de le faire. Le porte-drapeau canadien de la cérémonie d'ouverture des jeux sait qu'il est en mesure de réaliser l'impossible.Son courage, sa ténacité et son goût de l'excellence portent fruit. Gaétan Boucher quitte la Yougoslavie avec trois médailles au cou (deux d'or aux 1000 mètres et 1500 mètres et une de bronze au 500 mètres) et la fierté d'être l'athlète canadien le plus médaillé de l'histoire des jeux d'hiver. Il reçoit l'Ordre du Canada la même année et voit l'anneau de vitesse de Sainte-Foy, sa ville natale, rebaptisé en son honneur.
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