Coupe du monde de vélo de montagne
Marie-Hélène Prémont, de bénévole à concurrente
MONT SAINTE-ANNE, 30 juin 2002 – En 1992 et 1993, Marie-Hélène Prémont était bénévole pour la Coupe du monde de vélo de montagne au mont Sainte-Anne. Après deux ans au sein de l'organisation, la jeune fille de Château-Richer, à quelques kilomètres de la montagne, a décidé qu'elle en avait assez de regarder passer le train et a enfourché elle-même le vélo.
«Quand j'ai vu ce monde-là courir et se donner autant pour leur sport, je me suis dit: "Pourquoi je n'essaierais pas?"», a déclaré Prémont qui a préféré l'exigence du cross-country aux émotions fortes de la descente. «Je ne fais pas de sport pour me blesser», a-t-elle ajouté avec un de ces airs d'incompréhension, se demandant bien ce qui peut pousser des athlètes à dévaler une montagne à des vitesses atteignant 100 km/h.
Depuis huit ans donc, Marie-Hélène vit une histoire d'amour avec ce sport qu'elle apprécie notamment pour son individualité. Mais pendant quelques années, l'athlète de 24 ans a partagé sa passion du cross-country avec le surf des neiges, participant à des compétitions nationales et internationales dans les deux disciplines. Après trois ans avec le club de surf du mont Sainte-Anne, elle a toutefois dû trancher. «Les deux sports, c'était trop. J'ai préféré le vélo à la planche à neige. J'étais tannée de geler l'hiver. Je préférais la chaleur», a expliqué en riant la brunette qui n'a toutefois pas accroché sa planche pour autant.
Douée pour le sport, Marie-Hélène ne cesse de progresser. Trente-deuxième au classement général de la Coupe du monde en 2001, elle occupe présentement le 21e rang après deux épreuves. «J'ai eu une évolution constante d'année en année. À chaque année, j'ai progressé. Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain contrairement à d'autres», a affirmé celle qui, à sa première saison complète sur le circuit – elle n'a pris part qu'aux Coupes du monde nord-américaines pendant deux ans - vise une place parmi les 20 premières.
L'année 2002 sera chargée pour la porte-couleurs de l'équipe québécoise Oryx. En plus de prendre part aux cinq étapes de la Coupe du monde, Marie-Hélène représentera le Canada aux Jeux du Commonwealth, à Manchester, en Grande-Bretagne, à la fin juillet, et aux Championnats du monde, à Kaprun, en Autriche, à la fin août.
Si elle entend tout donner pour obtenir le meilleur résultat canadien lors de ces deux compétitions, c'est au mont Sainte-Anne, sur un parcours qu'elle connaît par coeur, qu'elle veut gagner. «Un jour, j'espère que ça va arriver. D'être chez toi, de gagner dans ta cour, devant les spectateurs qui viennent te voir, c'est quelque chose», rêve la Québécoise aux yeux bleus perçants.
Dans quelques heures, son rêve deviendra peut-être réalité.

