États-Unis
Higgins cogne à la porte du Canadien
HALIFAX, 3 janvier 2002 - Né dans l'État de New York, ce n'est pas les performances des Islanders ou des Rangers qui captaient son attention, mais bien celles d'une formation portant les couleurs du bleu blanc rouge. L'Américain Christopher Higgins a vu son rêve devenir réalité l'été dernier lorsque le Canadien de Montréal a fait de lui son choix de premier tour.
« Il s'agit d'un immense honneur pour moi d'être repêché par le Canadien, avoue Higgins. J'attends avec impatience le jour où je vais fouler la glace du Centre Bell. »
Son amour pour le Tricolore, le jeune américain de 19 ans le doit à son père Robert. « Très jeune, mon père a reçu un jeu de hockey sur table en cadeau, explique le 14e choix au total en 2002. Les joueurs de Robert étaient vêtus de l'uniforme du Canadien, alors que ceux de mon oncle des Bruins. Depuis ce temps, mon père suit les activités des Habs de très près, et il connaît même par coeur les alignements des glorieuses années du Canadien. »
Au Championnat du monde junior, Higgins joue un rôle important au sein de l'équipe américaine. En cinq matchs, le rapide joueur de centre a récolté trois buts et deux aides. Le numéro 18 a d'ailleurs reçu le titre de joueur par excellence lors de la rencontre contre la Suisse.
Le joueur de l'Université Yale souhaite évidemment quitter Halifax avec une médaille dans ses bagages, de préférence celle en or. Pour ce faire, les États-Unis devront vaincre le Canada en demi-finale. « Pour battre l'équipe canadienne, nous devrons jouer un match parfait et profiter de nos occasions de marquer », prétend Higgins.
Higgins devra choisir dans un proche avenir entre ses études et faire le saut chez les professionnels. « Il me reste deux ans avant d'obtenir mon diplôme, mais je pourrais tenter ma chance avec le Canadien, dès l'an prochain. » Deux récents choix de premier tour du Canadien, les Américains Mike Komisarek et Ron Hainsey, ont décidé de mettre un terme à leurs études pour devenir professionnels plus rapidement. « Komisarek et moi sommes de très bons amis, et j'écouterai ses conseils. »