L'année des quatre fantastiques

Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic et Andy Murray Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic et Andy Murray

La victoire de Novak Djokovic en finale de la Coupe Masters lundi a conclu la saison 2012, une année encore marquée par la domination des quatre ténors.

Fait marquant de 2012, Djokovic, Rafael Nadal, Roger Federer et Andy Murray ont chacun remporté un grand chelem. C'était la première fois en neuf ans que les grands chelems couronnaient quatre gagnants différents.

Après une légère baisse de régime à mi-saison, Djokovic a terminé l'année comme il l'avait commencée aux Internationaux d'Australie, c'est-à-dire avec le trophée. Il a de plus retrouvé sa place au sommet de la hiérarchie mondiale après l'avoir cédée à Federer après Wimbledon.

Outre ses titres à Melbourne et à Londres, le Serbe a enlevé les honneurs de quatre autres tournois, dont les Masters de Miami, du Canada et de Shanghai. Des victoires qui lui ont permis de toucher près de 10 millions en bourse.

À 31 ans, Federer ne connaît pas encore la signification du mot déclin. À l'instar de Djokovic, il a fini sa saison avec six titres. Son septième sacre à Wimbledon lui a permis d'ajouter un 17e grand chelem à son palmarès. Ajoutez à cela aussi les Masters d'Indian Wells, Madrid et Cincinnati, en plus de la médaille d'argent aux Jeux olympiques.

Le Suisse a amorcé la saison au 3e rang mondial. Mais en triomphant à Wimbledon, il a reconquis la place de numéro un pour ainsi battre le record de 286 semaines en tête du classement mondial, détenu par Pete Sampras. Il avait atteint les 302 semaines quand Djokovic a repris les commandes la semaine dernière.

Troisième joueur mondial, Andy Murray a enfin percé le mystère d'une victoire en grand chelem. Après quatre finales perdues, l'Écossais, plus confiant après son succès aux Jeux de Londres, a enfin imposé sa loi aux Internationaux des États-Unis pour devenir le premier Britannique depuis Fred Perry en 1936 à gagner un grand chelem.

Même s'il n'a remporté que trois titres au total, Murray a de loin disputé sa meilleure saison. Pour la première fois de sa carrière, il finit l'année au 3e rang mondial devant Rafael Nadal.

Vainqueur des Internationaux de France, Nadal n'a pas joué depuis son élimination au deuxième tour de Wimbledon à la fin juin. Une blessure au genou gauche l'a contraint à déclarer forfait pour le reste de 2012.

Avant de jeter l'éponge, l'Espagnol avait aussi glané trois autres titres sur sa surface de prédilection, la terre battue. La question est maintenant de savoir dans quel état il se présentera sur les terrains en 2013.

Malgré sa longue absence, Nadal a réussi à limiter les dégâts au classement. Son compatriote David Ferrer, qui a remporté son premier Masters à Paris-Bercy il y a neuf jours, lui souffle dans le cou avec un retard de 365 points sur le 4e rang. Mais saura-t-il percer le « Big Four »?

Derrière? Un mélange de jeunes et de vétérans. À 34 ans, l'Allemand Tommy Haas a effectué tout un retour pour se hisser au 21e rang. La fin de saison de Juan Martin Del Potro (deux titres) laisse présager qu'il pourrait bousculer le sommet de la hiérarchie mondiale, ce que souhaitent également de jeunes loups comme le Canadien Milos Raonic, le Japonais Kei Nishikori ou le Polonais Jerzy Janowicz, surprenant finaliste au Masters de Paris-Bercy.

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