« Nous aurons les mains pleines » - Laurendeau

Martin Laurendeau Martin Laurendeau, capitaine du Canada en Coupe Davis  Photo :  AFP/JACK GUEZ

L'Espagne sera l'adversaire du Canada au 1er tour du groupe mondial de la Coupe Davis, du 1er au 3 février.

Les Canadiens agiront comme hôtes de cet affrontement, selon ce qui a été déterminé au tirage au sort effectué mercredi matin, à Londres.

« J'étais content de jouer à la maison, a dit Martin Laurendeau, capitaine de l'équipe, quand il a appris la nouvelle. C'est soulageant. L'Espagne, c'est la meilleure nation au monde pour son expérience et sa profondeur. Ils pourraient faire trois ou quatre équipes de Coupe Davis avec la profondeur qu'ils ont.

« Quand l'occasion se présente de jouer contre une grande nation, il faut saisir la chance. C'est un privilège. Je ne me souviens pas de la dernière fois que l'Espagne a fait un premier tour de Coupe Davis, on les voit habituellement en demi-finales et en finale. Il nous faudra faire une surprise au premier tour, pourquoi pas contre une grande nation comme l'Espagne ? » ajoute-t-il.

Le Canada aura le choix de la surface et de l'endroit au pays. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, rappelle Laurendeau.

« Il faudra un site intérieur, car à cette date-là, on ne peut pas jouer dehors, explique-t-il. Il faudra un grand site qui puisse accueillir beaucoup de spectateurs.

« Il y a un choix tactique pour nous, avec le type de surface, et il y a un choix économique, car c'est un grand rendez-vous qui sera très regardé. C'est la troisième fois d'affilée qu'on joue à domicile. C'est bon pour le tennis au Canada.

« Sachant que nous affrontons l'Espagne, de Halifax à Vancouver, beaucoup de gens voudront l'organiser. Nous prendrons notre temps pour analyser tout ça. »

Milos Raonic Milos Raonic  Photo :  PC/Graham Hughes

Pour le Québécois Frédéric Niemeyer, le choix de l'endroit sera capital.

« C'est un tirage difficile, reconnaît Niemeyer à Radio-Canada Sports. On connaît tous la valeur de l'Espagne. Nadal, Verdasco, Ferrer, Almagro sont tous des joueurs de qualité première. Le choix de la surface sera important pour le Canada, aussi la ville.

« (Il faudrait) peut-être jouer en altitude, où les conditions seront plus rapides. Si c'est rapide, l'avantage ira au Canada, avec le gros service de Raonic. Pospisil et Dancevic aiment bien quand c'est rapide », affirme Niemeyer.

Le petit doute des Espagnols

De son côté, l'Espagne a aussi réagi à la nouvelle de sa confrontation avec le Canada. Le capitaine de l'équipe espagnole, Alex Corretja, ne le prend pas à la légère.

« Le Canada était l'un des rivaux les plus forts que nous pouvions affronter. À cause de la qualité d'une équipe menée par Milos Raonic », a indiqué le capitaine espagnol, « et aussi parce que nous devrons jouer à titre d'équipe visiteuse une semaine seulement après les Internationaux d'Australie. Nous devrons faire un autre long voyage et subir un autre décalage horaire. Ce sera un affrontement compliqué. »

L'Espagne n'a affronté le Canada qu'une fois. C'était au premier tour de la compétition disputée sur terre battue espagnole à Murcie, en 1991.

Les Espagnols l'avaient emporté 4 victoires contre 1. Le point du Canada avait été marqué par Andrew Sznajder, qui avait battu Emilio Sanchez dans le troisième match de simple.

Vingt et un ans plus tard, le Canada a assuré sa place dans le groupe mondial la fin de semaine dernière en ayant le dessus sur l'Afrique du Sud, à Montréal.

De leur côté, les Suisses accueilleront les Tchèques, les Brésiliens visiteront les Américains, les Allemands se rendront en Argentine, les Serbes iront en Belgique, les Français accueilleront les Israéliens, les Italiens recevront la visite des Croates et les Autrichiens iront livrer leurs duels au Kazakhstan.