Raonic inquiet

Milos Raonic Milos Raonic   © PC/DARRYL DYCK

Incapable d'aider le Canada à se défendre contre la France, dimanche, au premier tour du groupe mondial de la Coupe Davis à Vancouver, Milos Raonic a un double objectif en se rendant à San José.

Il y va bien sûr dans l'espoir d'y défendre le premier titre ATP de sa carrière. Mais sa priorité, lundi (il ne doit pas jouer avant mardi), sera de consulter un spécialiste pour examiner le genou blessé qui l'a tenu à l'écart d'un rendez-vous avec Jo-Wilfried Tsonga, dimanche.

« Je ne comprends pas ce qui m'arrive. C'est pourquoi j'en profiterai pour consulter le personnel médical de l'ATP et le médecin espagnol qui me traite régulièrement. Je dois connaître les prochaines étapes. Ce que je dois faire, ce qui doit être fait et ce qui s'avérerait inutile. »

Rappelons que le meilleur joueur canadien a raté près de la moitié de la saison 2011 en raison d'une blessure à la hanche subie à Wimbledon et qui a nécessité une chirurgie.

En attendant, le retrait de Raonic face aux Français est une démonstration criante de l'écart qui subsiste entre la 14e nation mondiale et la France, classée 4e.

Contrairement au capitaine français Guy Forget, qui a pu permettre à Gaël Monfils de se reposer vendredi et à Gilles Simon, 12e à l'ATP et Richard Gasquet (no 16) de faire l'impasse sur la Coupe Davis, le capitaine canadien Martin Laurendeau a dû se tourner vers des joueurs moins talentueux.

« Le retrait de Milos a été décevant, a dit le président de Tennis Canada, Michael Downey. On se préparait pour un grand match. Ça confirme que nous devons continuer de bâtir la profondeur de notre système pour être compétitifs au plus haut niveau. »