Gaël Monfils
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Ennuyé par des douleurs à un genou, Gaël Monfils pourrait faire l'impasse sur la première rencontre de simple vendredi pour le duel opposant la France au Canada en Coupe Davis.
Le 13e joueur mondial a aggravé sa blessure, dimanche, lors de la finale perdue contre Tomas Berdych au tournoi de Montpellier.
Monfils a subi des examens avant de débarquer à Vancouver lundi. À l'entraînement mardi, il a ressenti un peu de douleur, mais rien pour l'empêcher de mettre un terme à son entraînement de deux heures.
Si Monfils doit s'absenter, le capitaine Guy Forget pourrait faire alors appel à l'un de ses spécialistes du double, Michaël Llodra ou Julien Benneteau. Forget devra avoir pris sa décision pour le tirage au sort jeudi midi.
« Que Monfils soit là, ça ne change pas grand-chose. S'il ne joue pas, c'est tant mieux pour nous, a dit le capitaine canadien Martin Laurendeau à Radio-Canada Sports. Mais en même temps, la France a tellement de profondeur. Ils peuvent appeler un gars qui va débarquer ici et être prêt à jouer. »
Forget a en effet laissé de côté Gilles Simon, 12e au classement de l'ATP, et Richard Gasquet 16e pour se tourner vers Monfils et Jo-Wilfried Tsonga (6e). Quant à Benneteau et Llodra, ils affichent un classement respectable en simple avec les 35e et 45e rangs.
Le Canada a tout pour causer la surprise
Devant son public, le Canada pourrait toutefois causer une surprise malgré son statut de négligé. Après tout, Milos Raonic, 29e, peut rivaliser avec n'importe quel joueur du top 20.
Milos Raonic
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AFP/WILLIAM WEST
À l'automne, en demi-finales à Stockholm, l'Ontarien avait poussé Monfils à la limite avant de s'incliner dans un match qui avait failli pencher en sa faveur.
Nestor, lui, n'a plus besoin de présentation. Le vétéran de 39 ans, 3e au monde en double, a gagné tous les grands titres, en plus de l'or olympique.
Quant à Pospisil, le Canada lui doit sa présence dans le groupe mondial. C'est lui qui a gagné le match décisif contre Israël en septembre.
« On a quand même notre profondeur qui est intéressante. Quelque part, les Français doivent être conscients qu'on peut bien se débrouiller et qu'on peut faire beaucoup de dommages, a dit Laurendeau.
« Milos et Vasek ont 21 ans, mais ça fait quand même plusieurs expériences qu'ils ont en Coupe Davis depuis les dernières années. On les a introduits quand ils étaient très jeunes. Tout ça pour un moment comme celui-ci, pour les préparer le plus vite possible. »
Pospisil, lui, sait que le défi sera encore plus imposant que contre Israël.
« Ça va être différent des matchs que j'ai joués l'an dernier. Mais en même temps, je suis confiant, a déclaré Pospisil. Je dois rester dans ma bulle et oublier contre qui je joue. Heureusement, je m'améliore et je monte dans le classement. Peut-être que j'arriverai à rejoindre ces gars-là un jour. Je dois être au sommet de ma forme. »
En tout cas, le Canada part avec deux points d'avance : la foule (tous les billets sont vendus) et le tapis, le même qu'à San José où Raonic à remporter son premier titre ATP. D'ailleurs, c'est Raonic qui a insisté auprès de Tennis Canada pour que l'on achète ce tapis en particulier!