Récit de voyages

Bonjour à tous,

Premièrement, je suis très contente de vous écrire et de vous faire vivre en quelque sorte ma vie de joueuse de tennis sur la route.

Ces derniers temps, mes résultats n'ont honnêtement pas été à la hauteur de mes attentes. Je crois que dans tous les sports, la confiance est primordiale pour pouvoir exceller et atteindre de nouveaux sommets.

J'en suis maintenant à ma sixième année dans le circuit professionnel féminin. Chaque saison qui passe est une saison de plus dans ma valise à expériences.

Mais on apprend toujours. De toutes les situations que la vie nous amène, il y a quelque chose à tirer. J'ose avouer qu'après ma carrière de tennis, je serai une superwoman!

On passe les meilleurs moments de sa vie, pour parfois rechuter dans des moments plus difficiles. Mais c'est ça la beauté du sport. Tu dois continuer à persévérer et à travailler extrêmement fort tous les jours pour pouvoir te surpasser et atteindre les objectifs fixés au départ.

Au tennis, on est chanceux, car on peut se reprendre chaque semaine tellement il y a de tournois par année. C'est fou!

Solitude

Mais alors, cette vie de joueuse de tennis sur la route, qu'en est-il? Hum... le premier mot qui me vient à l'esprit est SOLITUDE.

J'étais en Belgique il y a quelques jours, et mon voyage vers Johannesburg en Afrique du Sud a été, honnêtement,très bénéfique pour mon cheminement personnel.

Durée du trajet : environ 30 heures. Depuis un peu plus d'un mois, je voyage seule. Tout a commencé avec la bonne humeur des Parisiens. Ça s'est poursuivi à l'infernal aéroport de Dubaï. Il y avait tellement de gens qui marchaient dans les couloirs...

Tout le monde achetait des trucs dans les boutiques, des grandes marques aux magasins hors taxes. Tout le monde était dans sa bulle à trouver LA chose « Made in Dubaï » ou en tout cas, « Buy in Dubaï ». Tout le monde, sauf moi.

Pendant mon vol pour Johannesburg, j'ai eu la chance d'avoir des petits enfants en avant de moi, qui ont parlé et chanté sans arrêt du décollage à l'atterrissage. Quel honneur! Moi qui adore les enfants. Sans blague, ils ne m'ont presque pas dérangée. Ils avaient quand même près de 9 heures de vol à faire!

À mon arrivée en Afrique du sud, j'ai réalisé seulement à l'hôtel que les gens conduisent à l'envers de nous, comme à Londres. J'ai ri un peu de moi intérieurement. Il faut dire que le long voyage m'a en quelque sorte rendue plus lente mentalement.

La température à Dubaï était dans les 20 degrés Celsius. J'en ai bien profité avec mon retour à Montréal. Surtout avec la neige qui est récemment tombée!

Changement d'entraîneur>

La raison pour laquelle je voyage seule depuis un moment, c'est que j'ai arrêté de travailler avec mon coach. Ça s'est terminé au tournoi d'Indian Wells, il y a environ deux mois.

Je peux dire que ce ne sont pas des moments agréables à vivre en tant qu'athlète, mais c'est pour le mieux pour les deux. De mon côté, cette séparation et le fait de me retrouver seule pendant quelques semaines m'ont donné l'occasion de retrouver « la vraie Stéphanie Dubois » sur le terrain.

S'amuser en pratiquant ton sport, que demandermieux! Je commencerai à travailler avec mon nouvel entraîneur à mon retour au Québec, ce qui s'annonce très motivant et excitant.

Pensez-vous que j'ai eu le temps d'aller faire un safari durant ma semaine en Afrique du Sud? Je vous en parlerai peut-être dans mon prochain blogue.

À dans deux semaines!

Stéphanie