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Tennis | Chronique de Stéphanie Dubois

En direct de Kansas City

Née avec une raquette de tennis dans les mains, Stéphanie Dubois pratique son sport depuis l’âge de 5 ans. Elle s’est hissée parmi les professionnelles en 2004, et parcourt la planète depuis. La Lavalloise nous livre ses impressions aux deux semaines.

Bonjour à tous,

Premièrement, bonne fête à mon papa Jacques. Je sais qu'hier soir, toute la famille était réunie à la maison pour célébrer son anniversaire, alors je profite de cette chronique pour le saluer... en attendant ma propre fête, le 31 octobre prochain. Eh oui! Je suis une « petite sorcière », comme dit ma mère depuis toujours!

Je suis aux États-Unis depuis presque deux semaines. Un tournoi ITF à Troy en Alabama, où j'ai fait la demi-finale, et un autre à Kansas City où j'ai mon premier match aujourd'hui. Oubliez les sandales, le soleil et le reste! On joue en pantalon et en manches longues tellement il fait froid.

C'est la deuxième fois de ma carrière que ça m'arrive. Pas évident de frapper des balles à 8 degrés... avec les mains et les muscles constamment gelés.

Stéphanie Dubois

Stéphanie Dubois

Les risques de blessures sont plus grands, et comme la saison achève, le corps est plus fatigué. C'est bizarre parce que côté tennistique, la technique est à son mieux. Le problème est que ces 10 mois de suite sur les courts rendent la « machine » plus vulnérable. De là l'importance d'être vigilante pour se tenir loin de l'infirmerie!

Lundi soir, j'étais en effet très loin du tennis. Je suis allée au cinéma voir Inglourious basterds. Pour se changer les idées, quoi de mieux que Brad Pitt. Quoique... je suis plus du genre Leonardo DiCaprio!

Il reste trois ou quatre tournois à ma saison. Après les États-Unis, je ferai un saut de puce à Montréal, avant de repartir pour la France pour participer aux tournois de Poitiers et de Nantes. Eh oui! Pendant que vous pensez au premier match local du Canadien, moi, je cours encore après les balles...

Je veux terminer la saison en beauté avant deux « grosses » semaines de vacances en novembre. J'aimerais améliorer mon classement un tout petit peu, pour rentrer automatiquement dans le tableau principal des Internationaux d'Australie en janvier.

C'est toujours la même chose: si tu es parmi les 105 premières au monde, tu peux espérer accéder au tableau. Actuellement, je suis 104e. Conclure la saison dans le top 90 me permettrait de remplir l'objectif que je m'étais fixé il y a presque un an.

D'ailleurs, dans ma prochaine chronique, je vous expliquerai comment les joueuses bâtissent le calendrier d'une saison.

À bientôt.

(propos recueillis par Jean-Patrick Balleux)

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