Pierre-Ludovic Duclos
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PC/Ian Barrett
Un numéro un au monde en devenir et un ancien numéro un comme rivaux. Pierre-Ludovic Duclos ne pouvait espérer mieux pour son match de double au premier tour de la Coupe Rogers.
D'un côté du filet, Pierre-Ludovic Duclos et Philip Bester, deux jeunes joueurs canadiens. De l'autre, Rafael Nadal et Lleyton Hewitt. Les deux vedettes de l'ATP l'ont emporté, mais Duclos lui a vécu un moment grandiose.
Fruit du hasard, Duclos et son compatriote canadien Philip Bester retrouvaient Rafael Nadal et Lleyton Hewitt pour leur match de premier tour en double.
Malgré une défaite en deux manches de 4-6 et 4-6, Duclos n'oubliera pas cette expérience.
« On a quand même bien joué, je suis fier de notre performance, affirme Duclos. Ce n'est jamais facile de jouer contre un numéro deux mondial et un ancien numéro un. Je vais m'en souvenir toute ma vie puisque ce n'est pas tous les jours que tu peux affronter Nadal et Hewitt sur le central à Montréal. »
Pour un joueur qui gravite près du 500e rang mondial, la simple idée d'affronter un joueur du top 100 mondial représente un grand défi. C'était donc encore plus impressionnant de se retrouver face au roi de la terre battue, et face à Hewitt, aujourd'hui 21e raquette mondiale.
« Lorsque le match commencera, je ne devrai pas penser à Nadal ni à Hewitt. Je dois prendre ça comme deux joueurs qui ont deux bras et deux jambes comme moi », affirmait Duclos à Radio-Canada Sports après son entraînement matinal de mardi.
Deux bras et deux jambes, oui, mais aussi deux joueurs qui comptent respectivement trois (Nadal) et deux (Hewitt) titres du grand chelem.
Une semaine inoubliable
Rafael Nadal
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PC/(AP Photo/Thomas Kienzle)
Avant même ce match de double, Duclos a vécu de grandes sensations lors des qualifications pour le simple.
L'athlète de Sainte-Foy a vaincu le 64e joueur mondial, l'Espagnol Fernando Lopez, au premier tour des qualifs. Un bel exploit pour un joueur classé 505e au monde avant le début du tournoi.
« Sans l'ombre d'un doute, il s'agit de la plus grosse victoire de ma carrière, explique Duclos. Cette victoire me procure énormément de confiance. Je sais maintenant que je peux rivaliser avec l'élite. »
Après sa victoire contre Lopez, Duclos a perdu au deuxième tour des qualifications face à l'Italien Fabio Fognini.
Un éternel voyageur
Peu connu du public canadien, Duclos n'a pas suivi un parcours traditionnel pour atteindre son objectif.
« La plupart des Québécois optent pour les universités américaines, mais moi, j'ai décidé de devenir pro plus rapidement. Pour ça, j'ai choisi de m'entraîner au Brésil dès l'âge de 17 ans. J'ai passé trois ans là-bas. »
Au Brésil, l'athlète de 21 ans s'entraînait régulièrement avec Gustavo Kuerten et son entraîneur Larri Passos.
« C'était vraiment une belle expérience pour moi. Gustavo était très gentil, mais son entraîneur était extrêmement sévère. Il n'entendait pas à rigoler en plus d'être assez colérique. Mais je crois que c'était bon pour forger mon caractère. »
Après l'Amérique du Sud, Duclos a mis le cap sur l'Arizona, où il s'entraîne encore. D'ici un mois ou deux, il pourrait encore sortir ses valises, cette fois pour l'Italie.
Pourquoi l'Italie? À la Coupe Rogers de Toronto l'an dernier, Duclos a fait connaissance avec Donato Campagnoli, un entraîneur italien.
« J'aimerais bien le convaincre de venir s'installer à Bologne en Italie, affirme Campagnoli. Je vois un beau potentiel en Pierre-Ludovic. Si je ne croyais pas en son talent, jamais je ne me serais investi en lui. »
Avec Campagnoli, Duclos espère un jour atteindre le top 100 mondial. Un objectif réalisable d'ici quatre ans selon son nouveau mentor...