Roger Federer
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AFP/Adrian Dennis
Après un avant-midi pluvieux qui a fait craindre le pire, le soleil a refait surface sur le stade Uniprix.
Roger Federer et Rafael Nadal feront leur entrée en scène mercredi. Mais déjà, leurs séances d'entraînement suscitent beaucoup d'intérêt.
Tomas Berdych, Lleyton Hewitt et David Nalbandian ont tous rendez-vous sur le court central et, pourtant, c'est le court numéro quatre qui attire l'attention de nombreux spectateurs.
Et pour cause! Les deux premiers joueurs au monde, Roger Federer et Rafael Nadal, s'y entraînent tout l'après-midi.
La foule d'une centaine de spectateurs, presque aussi nombreuse que pour les matchs de premier tour sur le central, épie chaque geste de Federer. Téléphone cellulaire ou caméra braqués devant les yeux, ils immortalisent chaque mouvement du Suisse.
Pourtant, en retrait du court principal, Federer n'a pas l'air du numéro un mondial qui terrorise ses adversaires sur les courts centraux du monde entier. Tout vêtu de blanc et échangeant avec son compatriote Yves Allegro... 803e en simple au classement ATP, Federer pratique ses coups. Services, coups droits, revers, volées s'enchaînent, certes avec régularité et précision, mais rien dans ce duel amical ne laisse entrevoir l'écart au classement qui sépare pourtant les deux joueurs.
Bien campée dans une chaise, sa fiancée Mirka Vavrinec, une ancienne joueuse de tennis, relève de temps en temps les yeux de son livre. À la fin de l'entraînement, elle tend un t-shirt sec à son numéro un.
Après une heure trente, le trio part dans une voiturette de golf, entouré de cinq préposés. Massées devant la sortie, une quarantaine de personnes tendent stylos, balles, casquettes et programmes au monarque du tennis.
La voiturette s'immobilise. Federer descend. Les « Roger, Roger » fusent à droite et à gauche. Pendant quelques minutes, le Suisse se prête au jeu des autographes.
Une demi-heure plus tard, à 16 h, c'est au tour de Nadal de s'entraîner pour une deuxième fois dans la journée. De nouveaux visages apparaissent le long de la clôture, d'autres sont toujours là.
À 17 h, le court se vide. Les rois sont partis et leurs sujets aussi.