Peter Polansky
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PC/Adrian Wyld
Deux Canadiens foulaient les courts du stade Uniprix lundi. Frank Dancevic et Peter Polansky ont toutefois subi des sorts différents.
À sa deuxième participation au Masters du Canada, l'Ontarien Peter Polansky espérait connaître un meilleur sort que l'élimination dès son premier match. Frank Dancevic, lui, poursuit sa route.
Avec cinq victoires à sa fiche cette saison, dont une dans un tournoi Challenger, Polansky croyait être en mesure de franchir quelques étapes au Masters du Canada.
L'Italien Fabio Fognini a mis un frein à ses ambitions dès le premier tour lundi après-midi.
Classé 139e au monde, Fognini a atteint le tableau principal grâce à une victoire sur le Québécois Pierre-Ludovic Duclos, dimanche, au dernier jour des qualifications.
Comme l'Italien semble avoir le numéro des Canadiens, il a de nouveau mis son expérience et sa précision à profit pour triompher en deux manches de 6-3 et 7-6 (9/7) sur Polansky.
Gêné par une vieille ampoule à un doigt lors de la manche initiale, Polansky a bien failli pousser le match à la limite des trois manches, mais il n'a pas su profiter de ses chances.
« Il était un peu plus fort que moi. Je lui ai donné trop de points gratuits et je n'ai pas pu convertir les gros points à mon avantage », a expliqué l'Ontarien de 19 ans en conférence de presse.
Deux bris perdus
En effet, deux fois plutôt qu'une à la deuxième manche, Polansky, 326e au classement ATP, n'a pu conserver son bris de service. Chaque fois, aux sixième et huitième jeux, l'Italien a recréé l'égalité.
Quelque peu déconcentré par ce manque d'opportunisme, Polansky a ensuite raté quelques coups faciles, dont un amorti à mi-terrain qui est retombé à ses pieds.
Mais le jeune Ontarien a du caractère. Au lieu de jeter l'éponge, il a persévéré... sauf que le scénario s'est reproduit au bris d'égalité. Menant 3-0, 4-2 et 6-5, Polansky a raté de belles occasions de faire durer le plaisir.
Fognini a profité de ses erreurs et de sa crampe au mollet droit au moment où le favori de la foule menait 7-6 pour se sauver avec le match.
Malgré la défaite, Polansky a constaté qu'il pouvait rivaliser avec les meilleurs au monde. Ne lui reste plus qu'à polir son jeu pour tenir tête à l'élite mondiale.
En attendant, après sept semaines sur la route, il prendra des vacances avant de revenir sur le circuit en septembre.
Dancevic rebondit
Frank Dancevic
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PC/AP Photo/Ron Hoskins
En soirée, Dancevic renouait avec l'action pour la première fois depuis sa finale à Indianapolis il y a huit jours.
L'Ontarien de 22 ans affrontait justement un rival qu'il avait sorti de sa route à Indianapolis, l'Argentin Juan Manuel Del Potro, 75e mondial.
Dancevic a entrepris le match avec du mordant, réussissant 83 % de ses premiers services. Mais à la deuxième manche, il a ralenti la cadence, ouvrant ainsi la porte à l'Argentin qui a facilement trouvé la brèche dans son jeu.
Fort de son expérience enrichissante à Indianapolis, Dancevic s'est ressaisi en troisième manche pour finalement l'emporter 6-4, 3-6 t 6-3 devant une foule encore nombreuse à 0 h 15.
Dancevic, 91e raquette mondiale, aura peut-être encore l'occasion de faire vibrer ses partisans pendant quelques jours puisqu'au deuxième tour, il affrontera un joueur issu des qualifications, l'Américain Wayne Odesnik (182e), tombeur du Croate Ivan Ljubicic (no 11).