Frank Dancevic
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Frank Dancevic ressent encore les effets positifs de sa semaine de rêve et de sa présence en finale à Indianapolis.
Frank Dancevic s'amène à Montréal pour la Coupe Rogers fort de sa première finale sur le circuit de l'ATP.
Le jeune homme de Niagara Falls semble encore surpris d'avoir connu ce genre de performance dans un tournoi pour lequel il ne s'est jamais préparé.
La semaine précédente, Dancevic avait fait l'impasse sur le tournoi de Los Angeles pour se soumettre à une arthroscopie pour son genou gauche. On y a décelé une légère déchirure ligamentaire. Dancevic ne s'est donc pas entraîné pour permettre au bobo de guérir.
Sauf que le samedi suivant, il a reçu un appel des organisateurs du tournoi d'Indianapolis qui lui offraient la dernière place disponible dans le tableau principal, en raison du forfait d'un autre joueur.
Sans réfléchir plus longtemps, Dancevic accepte et se rend là-bas en voiture, question d'économiser sur le prix du billet d'avion. C'est comme ça quand tu ne parviens pas à aligner deux gains de suite dans un tournoi de l'ATP.
« Mon père m'a dit que j'étais fou. Il m'a dit que je n'y allais que pour ramasser mon chèque de figurant. Mais j'y suis allé quand même. Ce n'est que le dimanche, la veille du tournoi, que j'ai pu frapper quelques balles. Cela a été toute ma préparation. »
Sur un nuage
Le tournoi a bien débuté avec un match assez facile. Puis, Dancevic s'est retrouvé face à l'Argentin Juan Martin Del Potro, une vedette montante du circuit. Après avoir perdu la première manche et en arrière par un bris dans la seconde, le vent a tourné.
Frank Dancevic a peine à croire ce qu'il vient d'accomplir.
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PC/Ron Hoskins
« Je me suis dit que je n'avais rien à perdre, que j'étais même chanceux d'être là », raconte Dancevic. La pression s'est envolée et du coup, il a joué avec plus d'aisance. Au revoir Del Potro, qui soit dit en passant, sera son adversaire au premier tour à Montréal!
En demi-finale, Dancevic est confiant. Même s'il n'a pas battu un joueur du top 50 mondial depuis 4 ans, il a le sentiment qu'il peut offrir une bonne opposition à Andy Roddick, no 1 du tournoi et no 5 à l'ATP.
Et il a eu raison. Deux manches ont suffi à Dancevic pour l'emporter et surtout pour déstabiliser Roddick. Celui qui n'avait jamais gagné deux matchs d'affilée parvenait à la finale, une première canadienne depuis 1995. Une finale perdue, mais une confiance renouvelée.
De retour parmi les 100 meilleures raquettes au monde, Dancevic s'amène au stade Uniprix avec la ferme intention de poursuivre dans la même veine. « Le tableau est relevé, mais le tournoi canadien est mon préféré parce qu'il me permet de jouer devant les miens. »
Cette fois, Dancevic est venu en avion. Ses parents feront le voyage en voiture!